Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

CP VALENCE: CAUCHEMARD EN CUISINE ! L’indigestion assurée…

Au CP de Valence, certains groupes de travail ressemblent de plus en plus à des émissions culinaires. On nous promet de la concertation, du dialogue, de la réflexion collective. À l’arrivée, on découvre surtout une recette improvisée et des ingrédients manquants.

Dernière spécialité du moment : faire terminer les personnels à 19h au lieu de 20h.

La recette est simple. On prend un établissement en sous-effectif chronique, on ajoute des postes vacants jamais compensés, on mélange avec des tableaux de service sous tension permanente et, plutôt que d’agir sur les causes, on vient discrètement récupérer du temps sur ceux qui tiennent encore la boutique debout.

Entrée : moins d’effectifs. Plat : moins d’heures rémunérées. Dessert : davantage de contraintes.

Bon appétit bien sûr.

Ce ne sont pas les agents qui gèrent les créations de postes, les affectations ou les arbitrages budgétaires. En revanche, lorsqu’il faut absorber les conséquences de ces décisions, ce sont toujours les mêmes qui passent à la caisse.

Faire terminer à 19h n’a rien d’une réorganisation ambitieuse. C’est de la tambouille organisationnelle déguisée en grande cuisine. Un plat réchauffé vendu comme une innovation managériale.

Et nous connaissons déjà la suite : aujourd’hui on retire une heure, demain on reviendra sur toutes les amplitudes, après-demain on expliquera que la grande et petite semaine n’est plus « adaptée aux nouveaux enjeux ». Lorsqu’on ne traite pas les causes, on finit toujours par s’attaquer aux acquis.

La grande et petite semaine n’est ni un privilège ni un cadeau. Elle a été obtenue, défendue et maintenue par la première organisation du CP de Valence, l’UFAP UNSa Justice, parce qu’elle constitue un équilibre indispensable dans un métier qui use et pèse lourdement sur les vies personnelles et familiales.

Incapable de proposer une réponse sérieuse au manque chronique d’effectifs, l’administration semble aujourd’hui privilégier la cuisine d’assemblage : on coupe une heure ici, on récupère quelques heures là, on mélange le tout dans un groupe de travail ou deux et on espère que personne ne remarquera le tour de passe-passe.

L’UFAP UNSa Justice du CP de Valence voit parfaitement ce qui se prépare et refuse de servir de caution gastronomique à une opération qui ressemble davantage à une recherche d’économies qu’à un véritable projet organisationnel.

Car un groupe de travail n’est pas censé devenir une cuisine centrale, où l’on réchauffe des décisions déjà préparées ailleurs.

On ne tient pas un établissement pénitentiaire comme une sandwicherie un soir de fermeture. Il serait peut-être temps que certains enlèvent la toque, rangent les fiches projets et reviennent à la réalité.

Nous ne sommes pas là pour goûter la soupe. Nous sommes là pour dire quand le menu est mauvais.

Et aujourd’hui, il est dégueulasse.

Parce qu’à force de vouloir faire de la haute gastronomie avec des cuisines vides, tout le monde finit par sortir avec une indigestion.

L’UFAP UNSa Justice du CP de Valence exige l’abandon immédiat de cette orientation. Et si certains persistent à vou-loir imposer ce menu, ils devront assumer le conflit social qui accompagnera l’addition.

L’UFAP UNSa Justice du CP de Valence une présence au quotidien

Pour le bureau Local
Fabrice SALAMONE

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