MA ROUEN , 21/06/2026
21/06/2026
Cela fait des mois, voire des années, que l’UFAP UNSa Justice dénonce l’état du QSL et les conditions de travail dégradées
des personnels. Nous avions proposé, il y a près d’un an, le transfert du QSL sur la Division 4 alors inoccupée. Ce choix
n’a pas été retenu. Aujourd’hui, nous en payons les conséquences.
Le QSL de Rouen accueille également des personnes détenues qui refusent les QSL de Val-de-Reuil et du CP du Havre,
jugés trop excentrés des centres-villes. Beaucoup privilégient Rouen, situé en centre-ville, où les chambres sont
ouvertes, contrairement aux deux autres structures fonctionnant avec des portes fermées. Cette attractivité
supplémentaire contribue à la surpopulation d’une structure déjà inadaptée.
Dans la nuit du 20 au 21 juin 2026, une violente bagarre a éclaté entre deux personnes détenues. Un collègue a été
blessé lors de l’intervention et le gradé de nuit a reçu un crachat au visage. Comme cela ne suffisait pas, l’un d’eux a
proféré des menaces de mort et des menaces de viol visant la fille d’un agent. Pour conclure le tout, un détenu a été
contrôlé positif à l’éthylotest lors de sa réintégration.
L’UFAP UNSa Justice EXIGE :
- Un éthylotest systématique à chaque retour de CSL.
- Une fouille intégrale systématique jusqu’à nouvel ordre.
- Des travaux urgents de sécurisation du QSL.
- La fermeture temporaire du QSL durant les travaux.
- À défaut, une modification immédiate de l’organigramme de la Maison d’arrêt de Rouen limitant le QSL à 10
personnes détenues maximum, ou le transfert temporaire des personnes détenues vers la Division 4, comme
l’UFAP UNSa Justice l’avait déjà proposé il y a près d’un an.
L’UFAP UNSa Justice demande le transfert des personnes détenues placées sous le régime de la semi-liberté vers les
CSL du CD de Val-de-Reuil ou du CP du Havre, afin d’alléger durablement la charge du QSL de Rouen.
Le QSL n’est plus adapté au nombre de détenus ni au profil des personnes qui y sont affectées.
Combien de collègues devront encore être blessés, insultés, menacés ou recevoir des crachats au visage avant qu’une
décision soit enfin prise ?
LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS NE SE NÉGOCIE PAS !
Le bureau local UFAP UNSa Justice de la maison d’arrêt de Rouen