Fleury-Mérogis, le 18 septembre 2026
Après les consignes ubuesques interdisant de viser les zones utiles lors de l’emploi des aérosols incapacitants, la direction du Centre Pénitentiaire de Fleury-Mérogis franchit un nouveau cap dans la gestion administrative déconnectée de la réalité terrain.
Alors que la note de service initiale ciblait l’encadrement, voilà que le déploiement s’élargit concrètement à l’ensemble des structures et des agents, sans note locale !
Ce qui est exigé des personnels aujourd’hui relève de l’aberration :
- Des signatures d’émargement obligatoires au compte-gouttes pour récupérer le matin et rendre le soir des aérosols numérotés auprès du brigadier-chef encadrant.
- UNE ABSENCE TOTALE DE FORMATION PRÉALABLE !
- LE FLOU TOTAL POUR LES EXTRACTIONS : Quid des agents qui partent en mission extérieure ?
Comment la direction peut-elle exiger des agents qu’ils portent, manipulent et engagent leur responsabilité pénale sur l’utilisation d’une arme de force intermédiaire sans leur avoir dispensé la formation réglementaire obligatoire ?
Demander aux personnels de signer des documents de prise en charge d’un matériel sensible sans formation, tout en maintenant des consignes d’emploi floues, contradictoires et inapplicables en mission extérieure, c’est abandonner l’agent face au couperet disciplinaire et judiciaire.
L’UFAP UNSa Justice exige :
☛ La suspension immédiate des signatures d’émargement tant que le cycle complet de formation pratique n’a pas été dispensé à l’ensemble des agents dotés.
☛ Une transparence totale et des notes locales claires encadrant l’extension de cette dotation au-delà du seul encadrement strict, en clarifiant précisément la situation des agents en extraction.
☛ La garantie d’une protection juridique inconditionnelle des personnels face aux incohérences de la doctrine locale.
POUR UNE SÉCURITÉ RÉELLE, PAS UN HABILLAGE ADMINISTRATIF !
Le Bureau UFAP UNSa Justice