Nantes, le 25 septembre 2026
Suite aux évènements de hier soir au QMA, la direction du CP par son adjoint se permet de formuler des reproches à l’encontre d’un gradé de nuit agressé par un détenu dans l’exercice de ses fonctions.
Face à une agression caractérisée, la réaction de la direction locale, et plus encore par l’immobilisme de la direction inter-régionale, révèle une incapacité manifeste à gérer les situations de violence dont nos collègues sont régulièrement victimes.
Les propos tenus à l’encontre du gradé sont non seulement injustes, mais totalement infondés. Ils constituent une forme de déni de réalité particulièrement choquante.
ASSUMEZ VOTRE IMPOSSIBLE POUVOIR POUR FAIRE BOUGER LES CHOSES !!!
Plutôt que de soutenir un agent exposé, la hiérarchie a choisi de le mettre en cause. Cette posture est inacceptable. Elle démontre une méconnaissance profonde du terrain et une tendance récurrente à faire porter la responsabilité sur les personnels les plus en première ligne.
Depuis plus d’une semaine l’UFAP UNSa justice vous demande d’agir pour transférer ce « voyou », mais rien n’est fait, la aussi c’est de la faute des agents ??
Continuez ainsi et la seule motivation qui subsiste encore prendra la poudre d’escampette. Les agents ne sont pas des fusibles. Ils ne sont pas non plus des boucs émissaires commodes destinés à masquer les défaillances de l’organisation et les carences de moyens.
Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt. Assumez vos erreurs plutôt que de rejeter systématiquement la faute sur ceux qui affrontent quotidiennement la réalité des coursives.
Eux connaissent la coursive, pas les coins de bureau. Ils savent ce que signifie intervenir de nuit, seuls ou en effectif réduit, face à des détenus parfois particulièrement dangereux. Ils savent aussi ce que coûtent, en termes de stress, de fatigue et parfois de blessures, ces interventions.
L’UFAP UNSa justice exige que la direction cesse cette pratique consistant à blâmer les agents agressés. Nous demandons un soutien clair, sans ambiguïté, aux personnels victimes de violence. Nous rappelons que la protection des agents et la reconnaissance de leur engagement doivent primer sur toute tentative de se défausser.
La confiance se gagne par des actes, pas par des reproches infondés.
Pour le bureau local UFAP UNSa justice
Le secrétaire local