Le 17 octobre 2026
Les manifestations organisées partout en France ce samedi 17 octobre ont pris, à Foix, une tournure particulièrement inquiétante pour les personnels présents à la Maison d’arrêt.
En effet, le cortège ou une partie s’est positionné durant de longues minutes devant l’établissement, dans un climat hostile et menaçant.
Des individus ont tenté de forcer la porte d’entrée de la Maison d’arrêt en la poussant et en donnant des coups de pied ! Heureusement, celle-ci a résisté à leurs tentatives. Mais que ce serait-il passé si ces individus étaient parvenus à pénétrer dans la cour d’honneur ? Les conséquences auraient pu être particulièrement graves, tant pour la sécurité de l’établissement que pour celle des personnels présents.
Dans le même temps, les véhicules des agents stationnés devant l’établissement ont été encerclés par des manifestants, certains allant jusqu’à s’asseoir dessus.
Comme si cela ne suffisait pas, à la suite du départ du cortège, un tag a été découvert sur la porte de l’établissement portant l’inscription : « Justice complice de l’État policier, l’anarchie vaincra » ainsi que des dégradations.
Si le droit de manifester doit être respecté, il ne saurait en aucun cas justifier des tentatives d’intrusion ou des dégradations dans un établissement pénitentiaire, des comportements hostiles envers les personnels et leurs biens. Il est inadmissible que des agents pénitentiaires puissent se retrouver exposés à de telles situations de tension et d’insécurité dans le cadre de leur service.
Les faits ayant été filmés par les caméras de vidéosurveillance de l’établissement, l’UFAP demande que tout soit mis en œuvre pour identifier les individus impliqués et que des suites judiciaires appropriées soient engagées.
L’UFAP invite également les collègues, si jamais leurs véhicules auraient pu subir des dégradations, à déposer plainte afin que les faits soient officiellement signalés et que leurs préjudices puissent être pris en compte.
Face à ces événements, l’UFAP demande que, lors de prochaines manifestations présentant des risques similaires, la sécurité par les forces de l’ordre soit renforcée aux abords de la Maison d’arrêt, notamment au niveau de la porte d’entrée, mais aussi que les personnels puissent mettre leurs véhicules en sécurité dans la cour d’honneur afin d’éviter qu’ils soient exposés aux dégradations.
Le bureau local