Saran, le 30 octobre 2026
L’UFAP DÉNONCE DES PRATIQUES MANAGÉRIALES INACCEPTABLES ET EXIGE LE RESPECT DES PERSONNELS !
Comme les syndicalistes baladeurs, faut-il désormais taper des pieds, se rouler par terre ou multiplier les démonstrations de mécontentement pour obtenir l’attention et les faveurs d’une direction ? À croire que le dialogue, le discernement et l’équité ont définitivement déserté les bureaux de certains responsables !
Pendant ce temps, les agents qui travaillent, qui assument leurs missions et qui font preuve de professionnalisme se retrouvent mis en difficulté, voire sanctionnés dans les faits, pour avoir simplement fait valoir leurs droits.
Comment peut-on prétendre diriger des personnels lorsque l’on écarte un agent de son poste sans même prendre la peine de l’en informer au préalable ? Depuis quand le respect des agents est-il devenu une option ?
Cette manière de procéder témoigne d’un management défaillant, où l’autorité semble primer sur la concertation et où l’on préfère déplacer les agents plutôt que de traiter les difficultés à leur source.
EST-CE DONC CELA, L’ÉTOFFE D’UN CHEF ?
Après plus de trente années au service de l’administration pénitentiaire, un agent se retrouve aujourd’hui confronté à une remise en cause de son professionnalisme à quelques mois de la retraite. Son tort ? Avoir fait valoir sa pause méridienne dans un contexte que l’encadrement aurait dû être en mesure de gérer avec discernement et responsabilité.
Nous refusons qu’un agent ayant consacré plus de trois décennies de sa vie professionnelle au service public soit traité de la sorte.
L’expérience, l’engagement et les années de service ne peuvent être balayés au gré des difficultés organisationnelles. L’UFAP NE CAUTIONNERA NI CETTE MASCARADE, NI CES MÉTHODES DE GESTION QUI FRAGILISENT LES PERSONNELS ET DÉTRUISENT LA CONFIANCE ENVERS L’INSTITUTION !
Nous ne pouvons accepter que les agents deviennent les variables d’ajustement d’une administration à bout de souffle, qui exige toujours davantage de ses personnels tout en semblant oublier les obligations élémentaires de respect, de considération et de reconnaissance qui leur sont dues.
Ces femmes et ces hommes s’investissent quotidiennement, souvent au prix de leur santé physique et psychologique, pour assurer le fonctionnement d’un service public pénitentiaire en grande difficulté. Ils méritent autre chose que le mépris, les décisions arbitraires et les méthodes managériales qui ajoutent de la souffrance au mal-être déjà présent dans les établissements.
L’UFAP EXIGE :
- Le respect des personnels et de leurs droits.
- Des explications claires concernant toute décision affectant les fonctions d’un agent.
- La fin des décisions unilatérales prises sans dialogue ni information préalable.
- Une gestion équitable des situations, fondée sur les faits et non sur les rapports de force.
- Une véritable reconnaissance de l’engagement des agents, notamment de ceux qui approchent de la fin de leur carrière.
Nous rappelons à la direction que la gestion des personnels ne consiste pas SIMPLEMENT à imposer, à déplacer ou à fragiliser les agents pour masquer les difficultés. Il consiste à organiser le service, à assumer ses responsabilités et à trouver des solutions justes, dans le respect de chacun.
L’autorité ne se décrète pas : elle se construit. Le respect ne s’exige pas à sens unique : il se pratique. Et le grade ne saurait jamais servir de paravent aux carences managériales.
L’UFAP restera pleinement mobilisée pour défendre les personnels, dénoncer les dérives et faire respecter leur dignité. Nous ne laisserons pas banaliser des pratiques qui portent atteinte à leur considération et à leur engagement professionnel.
TROP, C’EST TROP !
Les personnels pénitentiaires ne sont ni des pions, ni des boucs émissaires, ni des variables d’ajustement. Ils sont la colonne vertébrale de cette administration. Ils exigent, à juste titre, du respect, de la considération et une direction à la hauteur de ses responsabilités.
L’UFAP ne se taira pas. Elle dénoncera, elle interpellera et elle défendra les agents chaque fois que leur dignité sera mise à mal.
« Le respect des personnels n’est pas une faveur accordée par la hiérarchie. C’est une exigence fondamentale. »
Angui ANASSE
Joseph PITA MUKUNA