Le 19 octobre 2026.
Alors que la Chancellerie communique grassement dans les médias en vantant le recrutement de 1500 magistrats ou encore de procéder au rattrapage de 8800 plaintes relatives aux violences ou agressions sur mineurs, elle en oublie qu’il faut la main d’œuvre suffisante pour satisfaire aux réquisitions qui en découlent.
Chronique d’un échec annoncé dès le transfert des missions extérieures au Ministère de la Justice en 2010 avec 800 emplois créés contre les 3000 nécessaires, cette année 2026 marque déjà un record du nombre de réquisitions (plus de 1000) sur notre Interrégion et ce sont les personnels, à tous les niveaux, qui en payent l’addition.
Une grande partie de la Magistrature ne dédaigne toujours pas se déplacer en établissement et le recours à la visioconférence n’a toujours pas été légiféré en faveur de la sécurité des agents.
INCARVILLE EST DEJA LOIN !
L’explosion du nombre de missions a un impact lourd sur les services et sur les conditions de travail des agents quel que soit leur niveau de responsabilité mais l’Union Régionale UFAP UNSa de Dijon aime à rappeler qu’il ne faut pas se tromper quand il s’agit de pointer du doigt les responsables de ce désastre qui profitent de nos divisions pour s’en laver les mains.
Les agents qui officient au sein des Pôles de Rattachement des Extractions Judiciaires, avec des effectifs sous calibrés, ne sont plus en capacité d’absorber toutes les missions qui leur sont confiées et sacrifient une partie de leur vie de famille pour répondre à la commande institutionnelle.
Les agents affectés en établissements et au sein des Équipes de Sécurité Pénitentiaires sont par extension absorbés et mutualisés sur le dos de la bête alors même que les vacances de poste sclérosent la sécurité dans nos détentions.
Et il en va de même pour les personnels affectés à l’ARPEJ qui font et défont tant bien que mal et à l’urgence les ordres de missions tout en tenant tête à des Magistrats peu concernés par nos difficultés.
Les personnels administratifs affectés dans ce service ne sont pas en reste puisque le volume des tâches logistiques est énorme et en perpétuel mouvement.
L’Union Régionale UFAP UNSa Justice de Dijon rappelle que la seule variable d’ajustement pour soulager les personnels de ce fiasco est et reste l’impossibilité de faire. Les statisticiens Parisiens, déconnectés de la réalité, peuvent s’asseoir sur leurs objectifs irréalistes tant qu’ils ne renforceront pas les moyens sur le terrain.
L’Union Régionale UFAP UNSa Justice de Dijon exige de l’Administration qu’elle agisse plutôt que d’attendre qu’un nouveau drame se produise à travers des mesures urgentes :
- Révision et remise à niveau des organigrammes des PREJ basé sur l’activité judiciaire et les contraintes géographiques de la Région.
- Révision et remise à niveau des organigrammes des établissements afin de recalibrer les ESP sans les prendre aux dépens de la détention.
- Travailler à la création d’un nouveau PREJ ou d’une antenne à Tours puisque l’activité judiciaire monopolise nos camarades à des trajets beaucoup trop contraignants.
- Une juste revalorisation pour les personnels administratifs qui subissent aussi l’explosion de l’activité judiciaire.
- Des locaux décents, sécurisés et adaptés pour tous les services puisque là aussi, les moyens n’y sont pas.
SANS ACTES CONCRETS ET RAPIDES, NOS SERVICES VONT EXPLOSER !
Pour l’Union Régionale UFAP UNSa de Dijon
Les secrétaires généraux
R. Bernier / J. Pita Mukuna / C. Vernerey / F. Chauvet
Les secrétaires locaux UFAP UNSa Justice en PREJ
N. Garces / S. Lenain / C. Saladin