DATE 13/10/2025
La situation à la Maison d’Arrêt de LAVAL atteint un niveau critique.
La détention déborde 130 détenus pour 56 places = 232%. Les effectifs en personnel diminuent et les conditions de travail se détériorent.
Surveillants, agents administratifs, infirmières : tous subissent ce résultat. En avril 2025, nous avions déjà alerté (voir tract) mais sans résultat….
SURPOPULATION CARCÉRALE + SURCHARGE DE TRAVAIL = INSÉCURITÉ !
Nous rappelons que cette surpopulation engendre :
➡️ Des tensions en cellule jour et nuit.
➡️ Des incidents en hausse dont l’agression de notre collègue B.E le 01 octobre.
➡️ Des agents à bout de souffle, épuisés, démotivés.
Pendant ce temps-là, la juridiction ferme les yeux et fait comme si tout allait bien.
Pire, elle nous renvoie un détenu qui a agressé il y a 10 mois notre collègue P . sur notre établissement… Ben voyons… !!!
Ou bien encore laisse le choix au condamné B. de son lieu d’incarcération à Laval alors que son état de santé n’est pas compatible avec notre établissement !
N’y a-t-il que la Maison d’Arrêt de Laval pour accueillir le récidiviste et le détenu gravement blessé ?
Les autres juridictions ne se gênent pas pour envoyer sur Laval (TJ Rennes, Angers, Le Mans et même Saumur….)
La coupe est pleine et ce sont les agents qui en paient le prix chaque jour.
Nous refusons de continuer à travailler dans ces conditions, au détriment de notre santé, de notre sécurité.
Nous ne sommes pas des pionniers de la souffrance ! Nous demandons une réponse forte et rapide aux autorités pour résoudre cette crise.
L’ UFAP UNSA JUSTICE exige des mesures concrètes, immédiates et durables.
Le Bureau local UFAP UNSA JUSTICE