A QUAND LE POISSON FRAIS MADAME LA DIRECTRICE – Nantes CP

Après  s’être fait manipulée  telle une débutante par la population pénale lors d’une réunion ordonnée par la Loi Pénitentiaire  ART 29,  les détenus ont  obtenu de la Directrice de pouvoir cantiner de la viande crue.

Rappelons toutefois que l’article 29 ne doit pas traiter ce type de sujet « Sous réserve du maintien du bon ordre et de la sécurité de l’établissement, les personnes détenues sont consultées par l’administration pénitentiaire sur les activités qui leur sont proposées. » Et bien sur Nantes, la dérive redoutée s’est produite et qui sait, la prochaine fois les détenus obtiendront peut être une distribution de poissons frais s’ils le demandent !!

Désolant que de constater cet amateurisme, ce manque de maturité pénitentiaire !!! Et le comble, c’est qu’il n’y a eu aucune transparence sur ce projet,  rien avec les Organisations Professionnelles tellement le sujet est tabou ; Et après on nous parle de dialogue social…Que du blabla !!!

Mais pour le moins, une étude sur l’impact d’une telle mesure a-t-elle été menée sérieusement en tenant compte de tous les paramètres qu’elle impliquait ? L’UFAP-UNSa Justice en doute fortement car :

– Cette étude ne tient pas compte des difficultés du service comptabilité,

– Cette étude ne tient pas compte  du sous effectif catastrophique de l’établissement,

– Cette étude ne tient pas compte des HS qui vont être engendrées,

– Cette étude ne tient pas compte  de la distribution quand les détenus seront absents de leur cellule,

– Cette étude ne tient pas compte de la distribution quand les détenus seront absents de leur cellule, et que le réfrigérateur sera plein,

– Cette étude  répond simplement à la  demande d’un groupuscule de détenus, comme si leur demande était un ordre auquel il faut répondre coûte que coûte.

Comment peut-on donner son feu vert à un tel projet quand on a ni les moyens humains ( moins 28 à l’effectif), ni les moyens matériels ( achat d’un chariot pour 1300€)

Alors, à quoi joue cette directrice en voulant faire plus, toujours plus pour la population pénale avec toujours moins de personnel et de moyen ? Montrer à sa hiérarchie que MADAME sait faire, où est-ce par pur orgueil ?

Que sais-je et qu’importe ! le résultat est le même car cette nouvelle mesure complique un peu plus le fonctionnement d’un établissement déjà perdu dans les tumultes créés par cette personne.

L’UFAP-UNSa Justice  est mise devant le fait accompli…Dont acte !

La direction peu encore tout stopper, si elle en a la volonté.                                                                                                                                

Emmanuel MERCERON

Secrétaire Local UFAP-UNSa Justice

Le 17 mars 2016

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