Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

A quel prix !

CPOS

Saran, le 18 décembre 2025

Depuis fin novembre, des fouilles massives se déroulent dans les maisons d’arrêt de France. L’application de cette commande ministérielle a eu lieu ce matin au sein de l’établissement.

Le résultat de cette expérience aura été positif dans sa globalité grâce au professionnalisme des personnels. L’UFAP-UNSa Justice du CPOS salue l’ensemble des personnels de surveillance ainsi que les partenaires institutionnels, les prestataires privés qui ont relevé ce défi politique.

Nous remercions chaleureusement les collègues des établissements du ressort de la DISP qui sont venus prêter mains fortes, sans oublier nos collègues ERIS de Dijon.

Toutefois, nous n’octroierons pas un satisfécit aux décideurs de notre administration. Il est du devoir des représentants des personnels, sans esprit de caste, de questionner sur les impacts sur les conditions de travail des personnels des méthodes employées afin d’atteindre les objectifs d’une commande politique qui n’a rien de nouveau soit dit en passant.

Cette opération, qui dans sa nature n’avait rien de novateur pour les personnels du CPOS qui ont toujours démontré leur efficacité professionnelle, a dénoté de la considération que porte l’administration, à travers la direction locale, aux personnels.

Alors que dans une dizaine de jours nous allons nous souhaiter une bonne santé, comme à sa coutume, la direction locale, avec la complicité de ses compagnons historiques, ne s’en est pas préoccupée.

Pour répondre à cette commande, il aura fallu faire travailler plusieurs personnels du CPOS plus de 15h consécutives pour le service en longue journée et 14h pour le service de nuit, sans non plus respecter les 11h de descendance entre chaque service.

Ce non-respect des garanties minimales du temps de travail ne semble pas déranger la DRH du CPOS qui, lorsque nous l’avons sollicité pour qu’elle agisse en vue d’une rémunération exceptionnelle de ce labeur, a argumenté sa non-adhésion à la revendication par le fameux statut spécial.

Comment l’interpréter ? À ses yeux, aux yeux de la direction interrégionale, aux yeux de la DAP, le statut spécial est-il une forme d’esclavagisme moderne où il faudrait faire travailler les personnels sans considérer les heures effectuées, le temps de repos accordé, l’épuisement physique, psychologique, moral, les risques psychosociaux…?

Ces éléments, qui sont NON NÉGLIGEABLES ET NON OCCULTABLES, le sont pourtant pour le syndicat patronal local. Ce qui importe, pour eux, c’est de brosser dans le sens du poil certains asservis mais surtout mettre de la salive sur la direction locale.

Les mauvais défenseurs diront que c’est une situation exceptionnelle. Bien entendu ce sera une ineptie supplémentaire de dirigeants sans envergure, assistés de leurs compagnons de clan.

Les personnels qui ont subi cette situation, ont déjà pour la plupart dépassé pour la 4eme fois cette année les 108 heures supplémentaires trimestrielles rémunérées. L’administration les fait travailler à crédit. Ils ont pour la plupart enchaîné régulièrement 4 jours consécutifs de travail en 12h. Ils sont constamment rappelés. Ils ne reçoivent jamais immédiatement de réponse à leurs sollicitations par appel ou par mail lorsqu’ils contactent le service des agents. Et nous en passons et des meilleurs.

Cette maltraitance des personnels par leur temps de travail et la non-rémunération de celui-ci à un certain seuil n’est pas inédite ! C’est la réalité permanente des braves personnels du CPOS. Et nous nous réserverons d’approfondir la question de la charge et de l’organisation de travail désastreuses qu’ils supportent.

Le besoin principal des personnels n’est pas des félicitations sans qu’elles soient accompagnées d’une défense de leurs intérêts, principalement la santé, la sécurité et la qualité de vie au travail, par leurs représentants.

C’est pourquoi, vu la satisfaction qu’elles tirent de la « réussite » de cette opération, l’UFAP UNSa Justice du CPOS exige des directions locale et interrégionale, , de récompenser de manière significative l’ensemble des personnels, notamment ceux pour qui leur santé a été mise à mal.

IL Y A CEUX QUI AGISSENT ET IL Y A CEUX QUI PARADENT !

IL Y A CEUX QUI REVENDIQUENT ET IL Y A CEUX DONT LA PRESENCE EST INUTILE !

L’ensemble du bureau local se joint à moi pour vous souhaiter de très belles fêtes de fin d’année.

Prenez soin de vous, de vos familles, de vos proches et de vos collègues.

Pour le bureau local, Joseph PITA MUKUNA

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