mardi 12 novembre , 2019

Administration pénitentiaire acteur non majeur de l’incarcération.

Le 08 octobre, en cour de promenade, un détenu mineur a agressé un autre détenu. Les surveillants en poste ce jour-là se sont interposés pour arrêter le pugilat. Ils ont dû maîtriser les deux protagonistes.

Un de nos collègues s’est alors fait bousculer, et il fallut l’intervention de personnel supplémentaire pour faire cesser l’incident et éviter que les surveillants ne soient agressés.

Une situation courante entre nos murs ?

NON, mais inquiétante car cet incident n’aurait jamais dû se produire !!!!

En effet, le détenu auteur de l’agression a été incarcéré plusieurs fois au CP de Perpignan, posant constamment des problèmes de gestion (multiples CRI, rébellion, insultes) …

Nous le savons tous, Il est manipulé par les autres détenus qui s’en servent soit de punching-ball soit « d’arme » pour agresser d’autres détenus et ainsi ne pas être inquiétés eux-mêmes par des poursuites.

Cerise sur le gâteau, sa mère a été placée en garde à vue pour tentative d’introduction de produits stupéfiants lors d’un parloir.

De plus, Il hurle tous les soirs et empêche les majeurs de dormir pour les obliger à donner du tabac, il va même jusqu’à troquer son traitement contre des produits stupéfiants.

La PJJ et le personnel pénitentiaire avaient pourtant signalé au magistrat que ce détenu ne devait plus être incarcéré à Perpignan pour sa sécurité et celle du personnel, stipulant que son emprisonnement au CP de Perpignan ne favoriserait pas sa réinsertion.

Mais « Bingo » : 15 jours après sa libération, il est à nouveau écroué chez nous ! Incompétence ? Je m’en foutisme ? Ou simple erreur ? On se le demande…

En tout cas, les professionnels de notre établissement se sentent méprisés.

Espérons au moins que cette décision ne débouchera pas sur un drame comme cela a failli se passer récemment.

Le bureau local UFAP

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