Ce lundi 10 août 2026, deux de nos collègues ont été agressés alors qu’ils intervenaient pour faire cesser le tapage d’une personne détenue.
Coups de poing au visage, coups supplémentaires lors de la maîtrise, doigt dans les yeux, puis nouvelle déferlante de coups de poing et de coups
de pied sur la coursive. Deux agents blessés dans l’exercice de leurs missions.
NEUTRALITÉ, DÉONTOLOGIE : NOUS LES RESPECTONS. MAIS QUAND EST-IL DU SOUTIEN DE LA HIERARCHIE ?
On nous parle de neutralité, de déontologie, de professionnalisme et de respect du règlement. Nous les connaissons. Nous les appliquons
chaque jour. Mais lorsque nous faisons respecter les règles, que nous intervenons dans des situations difficiles et que nous sommes confrontés à
la violence, nous devons pouvoir compter sur une administration qui soutient réellement ses personnels.
La neutralité ne doit pas signifier que l’agent doit rester seul face aux difficultés.
La déontologie impose des devoirs aux personnels. Elle doit également s’accompagner d’une véritable reconnaissance et d’un soutien à la
hauteur des missions qui nous sont confiées. Aujourd’hui, les conditions de travail deviennent de plus en plus difficiles. La pression augmente.
Les agressions se répètent. Les personnels sont fatigués et nombreux sont ceux qui ont le sentiment de ne plus être suffisamment soutenus ni
reconnus.
NOS COLLÈGUES NE SONT PAS DES PUNCHING-BALLS.
Ils sont là chaque jour pour assurer la sécurité de l’établissement, maintenir l’ordre et faire respecter les règles. Ils interviennent dans des
situations parfois extrêmement tendues et prennent des risques dans l’exercice de leurs fonctions. Nous ne voulons pas de simples paroles de
soutien après chaque agression. NOUS VOULONS DES ACTES.
L’UFAP UNSa JUSTICE EXIGE :
– Un véritable soutien institutionnel aux personnels agressés.
– Une réponse ferme et systématique aux agressions commises contre les agents.
– La protection fonctionnelle systématique pour les personnels victimes d’agressions dans l’exercice de leurs missions.
– Une prise en compte réelle de la souffrance et de la pression psychologique auxquelles sont exposés les personnels.
– Des effectifs suffisants et des moyens adaptés, afin que les agents puissent exercer leurs missions dans des conditions dignes et sécurisées.
– Une véritable reconnaissance du travail effectué par les personnels pénitentiaires.
– Des conditions de travail dignes et sécurisées.
NOUS APPLIQUONS LES RÈGLES. L’ADMINISTRATION DOIT AUSSI ASSUMER SES RESPONSABILITÉS.
Nous continuerons à exercer nos missions avec professionnalisme, neutralité et dans le respect de la déontologie et du règlement. Mais lorsque
nous effectuons notre travail et que nous sommes agressés, nous devons être soutenus, protégés et reconnus.
Le respect des obligations professionnelles ne doit jamais conduire à l’isolement des personnels face aux difficultés qu’ils rencontrent.
TROP D’AGRESSIONS ! TROP DE PRESSION ! TROP DE FATIGUE ! ÇA SUFFIT !
L’UFAP UNSa JUSTICE NE DEMANDE PAS DES PROMESSES. NOUS DEMANDONS DU SOUTIEN, DES MOYENS ET DE LA RECONNAISSANCE
