dimanche 22 mai , 2022

AGRESSION PAR LÂCHETÉ

Eysses le 25 08 2021

Le lundi 23 août 2021 un détenu connu pour son agressivité et son instabilité psychique a copieusement roué de coups le directeur technique de la RIEP Façonnage.

Notons que cet énergumène a déjà dans le passé été déclassé de la RIEP Fer pour des faits d’agressivité et des propos plus que menaçants. Malgré cela, la décision d’un reclassement aux ateliers sera actée pour une seconde fois.

En juin, des signalements sont faits et un déclassement est demandé pour des menaces de mort sur un adjoint technique de la RIEP Façonnage. Demande non prise en compte par notre hiérarchie qui  justifie uniquement des propos intolérables, notifiant au passage un avertissement écrit au concerné.

Ce personnage s’est également illustré il y a quelque temps sur la coursive, en menaçant l’une de nos collègues, rien n’a été pris au sérieux puisque ce décérébré est resté en place, profitant ainsi de l’impunité la plus totale, pire, c’est l’agent qui s’est vu interdire de poste sur ce bâtiment… !!! Quel message fort envoyé à nos pensionnaires, n’est-ce pas. N’oublions pas non plus sa responsabilité sur l’incendie de cellule au « Respecto » en juillet 2018 et du reste.

Revenons maintenant à l’agression de lundi qui cache bien autre chose qu’une simple erreur de paie comme il en est fait état dans la presse locale. Il faut dire que l’énergumène s’est endetté jusqu’au cou pour des achats de produits illicites qui sont assez florissants au sein de notre détention, et ce, malgré les nombreuses saisies effectuées. Ne pouvant certainement honorer ses dettes, ce dernier a sollicité son transfert il y a quelques mois de ça. Voyant que la machine administrative prenait trop de temps et que la foudre n’allait pas tarder à lui tomber dessus, il a certainement décidé et programmé cette agression sur notre collègue afin d’obtenir le transfert, tout en usant de subterfuges que certains avalent avec complaisance.  

Voilà en quelques lignes, l’histoire qui se répète, ce temps que l’on pensait terminer est de retour et ce n’est certainement pas en ayant une gestion de « bisounours » que l’on enrayera ces pratiques de voyous, voyous qui se permettent de lever la main sur le personnel, de les insulter, de les menacer et de prendre ainsi petit à petit le pouvoir en défiant l’autorité du personnel et de cracher sur la discipline.

Toujours est-il, que l’UFAP/UnsaJustice entend avec résonnance les beaux discours de notre plus haute hiérarchie, afin de revoir la gestion de la détention, on y va quand… ?

L’UFAP/UnsaJustice apporte tout son soutien à notre collègue qui a été sauvagement meurtri dans ses chairs.

L’UFAP/UnsaJustice félicite également notre collègue adjoint technique pour son intervention salvatrice, aidé lui-même par des détenus afin de maîtriser l’agresseur, le temps que le personnel de surveillance prenne le relai.

L’UFAP/UnsaJustice tient à souligner la prise en charge de notre collègue par le service chauffeur afin de l’accompagner aux urgences et au commissariat.

L’UFAP/UnsaJustice demande une peine exemplaire tant administrative que judiciaire, ainsi que le transfert de ce détenu qui n’a pas le profil d’une détention classique.                                                                                                                                 Le bureau local UFAP     

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