Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

AGRESSIONS ET SURPOPULATION : LA SITUATION DEVIENT CHAOTIQUE

Mardi 10 mars, notre établissement a connu une journée particulièrement grave, marquée

par une succession d’incidents et d’agressions contre les personnels.

Lors de l’ouverture des cellules et à la suite d’une fouille, un agent un officier ont été violemment agressés par un détenu. Notre collègue a reçu un coup de poing en plein visage. Pris en charge, il a dû être transporté à l’hôpital. Le diagnostic est lourd : fracture du nez et cloison nasale déplacée.

Gardons espoir que notre collègue agressé ne subisse pas une « deuxième agression »…Cette

fois en se faisant contrôler par la direction (Une triste habitude depuis quelques mois…).

Cette situation pose légitimement question. Cette intervention aurait-elle pu être préparée et encadrée différemment ? Fallait-il prévoir des moyens de protection supplémentaires, comme un bouclier ou la présence d’agents équipés ? Fallait-il mobiliser davantage de personnels afin de sécuriser cette intervention ?

Lors de ces fouilles, une importante quantité de stupéfiants a été découverte au quartier mineur ainsi qu’un téléphone portable. La marchandise saisie s’élève à 376 grammes de cannabis, un niveau de saisie particulièrement élevé.

Comme si cela ne suffisait pas, une nouvelle agression s’est produite dans l’après-midi. Lors d’un refus de réintégrer sa cellule, un officier a été agressé par un détenu, tandis qu’une surveillante s’est blessée au cours de l’intervention.

En une seule journée, plusieurs collègues ont été victimes d’incidents graves en service et

ont dû être pris en charge aux urgences.

Cet enchaînement d’événements illustre une nouvelle fois les conditions de travail extrêmement tendues auxquelles sont confrontés les personnels. Surpopulation carcérale avec cinquante matelas au sol, seuil inadmissible pourtant accepté et validé par notre hiérarchie, manque chronique d’effectifs, difficultés RH, rappels incessants : les agents sont de plus en plus sollicités et exposés.

Il devient aujourd’hui de plus en plus difficile, voire dangereux, de travailler dans ces conditions.

Nous l’avions pourtant annoncé ! À plusieurs reprises, nous avons alerté sur la dégradation des conditions de travail et sur les risques encourus par les personnels ! Nos alertes sont restées sans réponse concrète !

À cela s’ajoute un problème récurrent : le manque de préparation des interventions et une communication quasi inexistante. Les personnels ont trop souvent le sentiment d’être envoyés sur des situations sensibles sans coordination suffisante ni moyens adaptés. Cette situation alimente un climat de défiance et ne permet pas d’instaurer une relation de confiance entre les personnels et la direction.

Cela a trop duré…….. Ça suffit !!!

Nos pensées vont bien évidemment à nos collègues blessés. Nous leur apportons tout notre soutien et leur souhaitons un prompt rétablissement.

Le bureau local UFAP UNSa Justice restera pleinement vigilant et accompagnera les collègues dans toutes les démarches qu’ils voudront entreprendre.

Le bureau local

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