Aujourd’hui à 13 h 20, lors du contrôle d’un sac appartenant à un intervenant se présentant pour le culte de la communauté gitane, une réplique d’arme de poing a été repérée, au bagage X, par l’agent portier. L’objet était positionné de manière à le rendre le moins visible possible, au milieu de bouteilles de Coca destinées au culte, rendant sa détection particulièrement difficile.
Il est important de préciser que l’aumônier de la communauté gitane n’était pas présent ce jour-là, et que, par conséquent, cet accompagnateur ne pouvait pas pénétrer dans l’établissement sans sa présence.
À quoi peut servir, en détention, un pistolet factice ? Prise d’otage, tentative d’évasion : les risques sont évidents et totalement inacceptables.
Interrogé, l’intervenant aurait expliqué qu’il avait fait la fête la veille au soir et que son fils aurait placé son jouet dans son sac, tout en affirmant qu’il n’était pas au courant de sa présence. Cette explication interroge d’autant plus que les autres sacs n’ont pas été contrôlés, alors même que l’intervenant disposait d’une dizaine de sacs. Qu’y avait-il dans les autres ?
La régulation des volumes, des objets, des denrées et des intervenants entrant en détention doit être immédiatement renforcée. La liberté de culte ne doit jamais compromettre la sécurité de l’établissement.
Il est rappelé que tout intervenant pénétrant en détention est soumis à des règles strictes et doit respecter le code de déontologie.
Cet incident souligne une nouvelle fois la vigilance et le professionnalisme du personnel, et notamment de l’agent portier, dont l’attention a permis d’éviter un incident grave.
L’UFAP UNSa Justice demande :
- L’ouverture immédiate d’une enquête interne et judiciaire afin de faire la lumière sur les faits.
- La suspension sans délai de l’autorisation d’accès de cet intervenant.
La sécurité des personnels et des établissements ne peut souffrir d’aucune complaisance.
Pour le bureau local
Le secrétaire Pierre Grousset