Dans la nuit du 29 au 30 octobre, aux alentours de 22 heures, la base ERIS a été la cible de cinq tirs de mortier, une attaque d’une intensité exceptionnelle qui, par chance, n’a causé aucun blessé. Cet événement, qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques, met une nouvelle fois en lumière, avec une brutalité inacceptable, la réalité du danger croissant auquel sont confrontés nos personnels et nos structures.
Ce nouvel acte s’inscrit dans une série d’attaques inquiétantes visant l’administration pénitentiaire.
Rappelons qu’en avril 2025, plusieurs établissements français avaient déjà subi des tirs de mortier coordonnés, marquant une escalade sans précédent de la violence contre nos institutions. Malgré ces signaux clairs, aucune mesure de fond n’a été prise pour renforcer la protection des sites sensibles, laissant aujourd’hui la base ERIS exposée aux mêmes menaces.
L’UFAP UNSa Justice condamne avec la plus grande fermeté cette situation intolérable, dans laquelle l’administration s’enlise dans l’inaction, laissant des agents dévoués mais démunis face à des menaces toujours plus inquiétantes.
Comment peut-on accepter qu’une base d’élite comme l’ERIS, symbole même de la sécurité de l’administration pénitentiaire, soit aussi vulnérable ?
Cet acte doit être compris pour ce qu’il est : un avertissement sans équivoque.
Nos structures sont devenues des cibles symboliques, et le silence de l’administration face à cette escalade est irresponsable.
Faut-il attendre qu’un agent soit touché, qu’un drame humain survienne, pour que la direction interrégionale mesure enfin l’étendue de ses responsabilités ?
L’UFAP UNSa Justice exhorte l’administration à cesser les discours creux et à agir concrètement :
- Renforcement immédiat de la sécurité périmétrique,
- Vidéosurveillance accrue,
- Présence renforcée et régulière des FSI autour de la base ERIS, du PREJ, et de l’ensemble du centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan.
Il est inacceptable que l’État continue de saluer le dévouement de ses agents tout en fermant les yeux sur les dangers qu’ils affrontent quotidiennement.
L’UFAP UNSa Justice continuera de dénoncer l’irresponsabilité d’une administration qui, par son silence, devient complice des menaces pesant sur ceux qui servent la République avec courage et loyauté.