mercredi 21 avril , 2021

Balade au CHU à la MA Angers

L’UFAP s’interroge sur ce qui s’est passé mercredi soir le 24 février à la MA Angers :

– Vers 17h30, l’attachée d’administration prévient la responsable du greffe qu’un écrou doit immédiatement avoir lieu au CHU d’Angers, pour le nommé KIS Soner, bien connu de la détention pour ses ingestions d’objets divers.

– Aimablement accompagné par l’attachée d’administration et en compagnie de 2 collègues surveillants sortis de la détention pour assurer la relève de la Police, un agent du greffe se déplace sur le CHU d’Angers.

– Sur place, l’équipe ainsi constituée constate que les formalités nécessaires à l’écrou sont loin d’être prêtes : l’intéressé n’a pas été entendu par les autorités judiciaires.

Le JLD, le Procureur et le greffier sont attendus, ainsi que l’avocat, afin de procéder au débat.

– Les collègues équipés sont donc en attente dans le couloir des urgences après 18h, alors qu’ils n’ont pas de raison légale de s’y trouver, en dépit de leur sécurité.

Ils seront relevés par 2 collègues de nuit avant que le débat ne se tienne, sans que les personnels administratifs ne soient relevés par l’astreinte.

– Les formalités d’écrou ne se feront de manière effective qu’à 19h40, permettant la prise en charge de l’intéressé par les collègues et la demande d’une garde statique.

Quelle était l’urgence à agir avant même la décision judiciaire ?

Et si le juge avait décidé de l’écrouer ailleurs à l’issu du débat ?

En ces temps difficiles de sous-effectifs dans tous les services, était-il utile de mobiliser 2 administratifs et 2 surveillants avec autant d’anticipation et de générer encore des heures supplémentaires ?

                         Angers, le 26/02/2021    Le Bureau local UFAP Unsa Justice

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