Depuis des mois, nous alertons sur une surpopulation pénale devenue incontrôlable ; avec 88 000 détenus aujourd’hui, la réalité nous donne raison et confirme l’obligation à agir !
Mis à part susciter la consternation et le ras le bol chez les personnels, aucun fauteuil n’a tremblé dans les hautes sphères de la DGAP et du ministère de la Justice ! Le niveau de déconnexion est tel qu’à ce stade, même « Milou ne reconnaîtrait plus Tintin » !
Et comme si cela ne suffisait pas, la liste des postes offerts à la mobilité vient de tomber.
Et là, il faut appeler les choses par leur nom : les agents sont pris pour des CONS !
4 000 vacances de postes chez les personnels de surveillance, toutes nos structures meurent lentement !
A peine une centaine de postes réellement offerts sur l’ensemble du territoire, si l’on retire les abondements liés aux QLCO, aux modulaires, postes ELSP à la Réunion, comblement de Baumettes 2 et à l’ouverture de Comtat-Venaissin !
Pour l’ensemble des corps et grades, des départs à la retraite non remplacés, encore, et des personnels privés d’une mobilité indispensable pour envisager de retourner chez eux ! Mais que veulent-ils ? Nous parquer comme du bétail et que nous attendions notre tour pour passer à l’abattoir ?
5000 agressions physiques, 5000 fois de trop ! Nous refusons de continuer à subir la violence dans l’indifférence et d’être les victimes silencieuses d’un système à bout de souffle !
C’est avec responsabilité, avec lucidité, et dans l’essence même du combat syndical que l’UFAP UNSa Justice appelle, dès le lundi 27 avril, au blocage de l’ensemble des structures pénitentiaires.
L’UFAP UNSa Justice appelle tous les personnels, quels que soient leur corps, leur grade ou leur sensibilité syndicale, à se rassembler en nombre pour exiger :
• Un plan immédiat de résorption des emplois vacants pour combler les 5 000 postes manquants tous corps et grades confondus ;
• Le retour à des mobilités dignes pour tous corps et grades, respectueuses des personnels et de leur vie familiale ;
• Des mesures d’urgence face à la surpopulation carcérale, qui détruit chaque jour un peu plus les conditions de travail et la sécurité de tous ;
• Toute autre mesure permettant de sortir de cette situation.
L’UFAP UNSa Justice demande dès à présent à l’ensemble de ses bureaux locaux de réunir des assemblées générales afin d’organiser, structure par structure, un rapport de force et bâtir collectivement les conditions de la lutte.
Face à l’urgence, l’heure n’est plus aux divisions, nous appelons les organisations syndicales à s’unir à nos côtés pour mener ce combat unitaire, indispensable et salutaire pour les personnels pénitentiaires !
#REVOLUTION PENITENTIAIRE
Le Secrétaire Général, Alexandre CABY