Le bureau local UFAP/UNSa Justice continue de travailler pour les agents du CP Bourg-en-Bresse. L’idée de faire monter des agents sur les toits du QID, présentée de manière volontairement caricaturale par une organisation syndicale, pourrait presque faire sourire.
Pourtant, rappelons ce qui a été retrouvé : téléphones, lames de scie, couteau.
À quoi ces objets auraient-ils servi si personne n’était intervenu ? Alors quoi de plus simple que… de crier au loup ?
Le bureau local UFAP/UNSa Justice assume ses responsabilités ainsi que ses idéologies. Quand pour d’autres, à l’approche d’une échéance électorale, il devient soudain indispensable pour eux d’exister médiati- quement.
Former, oui. Renoncer à la sécurité, jamais.
Le bureau local UFAP/UNSa Justice partage l’idée de former les agents : apprendre à monter à l’échelle, utiliser le matériel et les équipements de sécurité, travailler en hauteur en sécurité.
Mais ne perdons jamais de vue notre mission première : la sécurité.
Si personne n’était monté récupérer les livraisons de drones, quelle utilisation nos pensionnaires, dans un quartier aussi sensible, auraient-ils faite de ce couteau ou de ces lames de scie ?
N’oublions pas les agressions. N’oublions pas Incarville. N’oublions pas qui est détenu dans ce quartier.
Les agents du QI/QD ne sont pas de la chair à canon.
Les drones : une menace moderne, une réponse qui doit l’être aussi
Nous devons impérativement nous mettre à jour pour ne pas devenir obsolètes face à la dangerosité croissante de nos pensionnaires.
Les drones sont désormais une menace installée. Ils survolent régulièrement notre établissement et servent à introduire des colis illicites, malgré un brouilleur totalement dépassé, mis en route récemment, symbole d’une bataille technologique que nous perdons, encore et encore, malgré les investissements colossaux.
Face à cette évolution, une certitude : l’inaction n’est plus une option.
La sécurité exige anticipation, contrôle et maîtrise des risques, pas des postures électoralistes. Des solutions concrètes, pas des effets d’annonce
Le bureau local UFAP/UNSa Justice travaille à proposer des solutions concrètes, applicables et immédiate- ment opérationnelles. Pas de poudre aux yeux. Pas de communication creuse. Du sérieux, du terrain, du factuel.
Nous espérons que les agents ne pouvant effectuer leur contrôle en sécurité, par crainte ou par méconnais- sance du travail en hauteur, pourront être formés dans les plus brefs délais.
Nous ne doutons pas que la direction saura acquérir rapidement le matériel de sécurité adéquat et, en atten- dant, que notre partenaire privé pourra nous prêter l’équipement nécessaire.
Nous espérons également que la direction saura identifier des personnels volontaires, physiquement et menta- lement aptes à assurer ces missions essentielles. Car il ne s’agit évidemment pas d’envoyer sur un toit des agents sujets au vertige, blessés, ou présentant toute autre difficulté susceptible de les mettre en danger.
Nous ne doutons pas que la direction de l’établissement saura faire remonter, avec la même rigueur, le dys- fonctionnement des appareils de brouillage… tout comme le professionnalisme des agents qui, chaque jour, pallient les limites de ces gadgets imposés par notre ministre.
« Savoir ce qu’on veut, c’est facile. Le dire, c’est déjà mieux. Le faire, c’est ce qui nous distingue des autres »
Pour le bureau local UFAP/UNSa justice
Le secrétaire local et ses adjoints.