mercredi 20 mars , 2019

CAP d’avancement et de mobilité des Adjoints Administratifs… Deux projets de suppression absurdes !

Suite à la dernière CAP d’avancement des adjoints administratifs, de nombreux collègues doutent des résultats. Il est vrai qu’entre les communications réduites de certaines organisations syndicales et les supérieurs hiérarchiques directs qui laissent croire qu’ils sont en position de décideurs pour l’avancement de grade…il y a de quoi entretenir le flou !

Et comme on dit souvent : « Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup ! »

Hors, l’UNSa Justice a fait le choix délibéré depuis plusieurs années de diffuser rapidement les critères objectifs applicables à tous, pour l’avancement des adjoints administratifs.
Les élus UNSa Justice à la CAP ont pointé en déclaration liminaire notre attachement à la présence syndicale en CAP. C’est de plus en plus une garantie de transparence, c’est aussi une vrai mission lors de la préparation des commissions lorsque l’on relève les anomalies et faisons rectifier des erreurs dans les fichiers qui serviront de base pour l’avancement ou la mobilité.
Le projet gouvernemental sur la fonction publique présenté aux organisations syndicales maintient l’organe de dialogue social « CAP »…mais il retire la plus grande partie de sa compétence, comme la
mobilité et l’avancement !

Terminé les Cap de mobilité, terminé les Cap d’avancement…le projet est clair !

Ce gouvernement envisage le dialogue social en se passant des organisations syndicales sur deux sujets cruciaux pour les fonctionnaires. L’UNSa ne peut l’accepter !
Aujourd’hui, dans la continuité des textes sur le RIFSEP, l’UFAP UNSa Justice dénonce ce projet de gestion individualisée des carrières en dehors du champ syndical. Les adjoints administratifs ont bien vu avec quelle indifférence ils ont été « oubliés » du CIA pour 2018 et avec quelle lenteur la
rectification intervient…et sans l’intervention de deux organisations syndicales dont l’UNSa Justice au premier chef, la question indemnitaire pour les « C » administratifs ne serait même pas posée !
Qu’en sera-t-il demain avec des CAP qui ne s’occuperont plus d’avancement et de mobilité ?!… C’est la porte ouverte au « Chacun pour soi », qui se profile et l’incompréhension générale qui deviendra la
règle. Certes le fonctionnement des CAP mérite d’être amélioré (dématérialisation et moyens informatiques, règle de gestion plus simple) et l’UFAP UNSa Justice a toujours été porteuse de propositions, mais de là à en arriver à une telle désillusion… ; le dialogue social s’en trouve réduit
comme peau de chagrin.

A chacun sa vision du monde, ce n’est pas celle que l’UFAP UNsa Justice défend !

Paris, le 15 février 2019
Fabrice BEGON
Secrétaire national

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