Le 30 septembre dernier, une fouille sectorielle avait été menée au Quartier d’Isolement du centre pénitentiaire de Perpignan. Lors de cette opération, les agents avaient découvert trois téléphones portables
dans la cellule d’un détenu âgé de 28 ans, (transféré de VLM), escorte 4, condamné et prévenu pour meurtre en bande organisée, tentative de récidive et destruction de biens d’autrui par des moyens dangereux.
Aujourd’hui ce même individu, placé au quartier disciplinaire, en fin de matinée pour insultes, violence sur personnel et refus de sortir du parloir, a de nouveau fait parler de lui ! Suite à cette mise en prévention, une nouvelle fouille minutieuse de sa cellule a été effectuée par l’Équipe Locale de Sécurité Pénitentiaire (ELSP).
Le résultat est édifiant : 5 mini téléphones portables, 7 cartes SIM et 5 chargeurs, dissimulés dans les néons, les bouches et les gaines d’aération, le tout dans une cellule dite “sécurisée” du quartier d’isolement renforcé… Pendant que certains multiplient les annonces médiatiques sur la sécurité et la fermeté, la réalité du terrain est toute autre : les personnels, eux, constatent chaque jour que certains profils dangereux restent impossibles à gérer dans des structures classiques.
L’UFAP UNSa Justice le répète, il est urgent de créer des établissements sécurisés et adaptés à ces détenus à haut risque et de renforcer les moyens humains et matériels pour stopper l’intrusion d’objets prohibés, de téléphones, de produits illicites voire d’armes. En espérant la construction d’Etablissements Spécialisées et Adaptés (ESA) pour ce type de profil, il est impératif de doter nos établissements, et particulièrement nos QI, de cellules véritablement étanches, car le système anti-drones et les édicules pénitentiaires en place sur notre établissement se révèlent totalement inefficaces.
Et comme si cela ne suffisait pas, l’après-midi, les ELSP ont encore découvert un téléphone portable dans la cellule d’un détenu du centre de détention, condamné à quatre ans d’emprisonnement pour harcèlement sexuel via des applications. Cet individu, via son téléphone, envoyait de sa cellule des photos de son sexe à ses victimes !
L’UFAP UNSa Justice souligne le professionnalisme et la vigilance des équipes, en sous- effectif, engagées sur le terrain et exige que les décisions politiques soient enfin à la hauteur des réalités carcérales.
L’UFAP UNSa Justice, outre les sanctions disciplinaires, demande un passage rapide de ces individus devant la justice.
Pour le bureau local,
Le secrétaire Pierre Grousset