Ce mercredi, en CPROU, un détenu a encore une fois montré son vrai visage.
De retour d’une consultation médicale, qui n’avait pour objectif que de confirmer la poursuite de son placement en CPROU, il a feint la coopération.
Le temps de se déshabiller pour enfiler sa tenue à usage unique, il a tenté de frapper le gradé au visage.
Les agents, par leur professionnalisme, l’ont immédiatement maîtrisé. Mais il est parvenu à porter plusieurs coups de poing et de pied.
Deux collègues ont été blessés : trois jours d’ITT pour l’un, un jour pour l’autre.
La direction locale a pris une décision logique et juste : placement en cellule disciplinaire.
Mais, contre toute attente, la Direction Interrégionale a levé cette sanction. Une décision qui surprend et choque par son caractère incohérent et incompréhensible.
Pendant que deux agents soignent leurs blessures, l’administration choisit de replacer l’agresseur en CPROU… au motif de le « protéger de lui-même ».
Cette décision est absurde car elle annule une sanction pourtant justifiée et efface le travail des agents.
Elle est scandaleuse parce qu’elle nie la souffrance des victimes et crédibilise le rôle d’un détenu manipulateur.
Elle est incohérente parce qu’elle déconnecte totalement l’administration de la réalité du terrain.
Cette situation soulève de nombreuses questions :
– Qui protège réellement les agents ?
– Qui prend en compte leurs blessures et leur santé ?
– Pourquoi un détenu violent est-il davantage considéré que le personnel ?
– Comment peut-on justifier une telle incohérence administrative ?
– Quelle sécurité pour les agents si de telles décisions deviennent la norme ?
Soyons clairs : cette décision est inexplicable pour les personnels agressés !
Qu’il y ait eu des vices ou des problèmes de procédure, nous pouvons l’entendre. Que le personnel médical estime qu’un placement n’est pas compatible, nous pouvons aussi l’admettre. Mais rien, absolument rien, ne peut justifier qu’un détenu ayant fait usage de violence contre des agents échappe à une sanction disciplinaire.
Pour toute levée de CPROU, il serait plus cohérent que le personnel médical intervienne directement en cellule, afin de prévenir ce type d’incident.
Ce choix envoie un message désastreux :
– Frapper un agent n’a pas de conséquences.
– Les souffrances du personnel passent au second plan.
– L’administration préfère protéger un détenu violent que ses propres agents.
L’UFAP UNSa Justice de Villenauxe-la-Grande dénonce cette décision incohérente, absurde et dangereuse.
Le bureau local exige que les agresseurs de personnels soient sanctionnés systématiquement, et que la sécurité des agents redevienne la priorité.
Un détenu qui fait usage de violence doit être sanctionné !
Pas replacé ! Pas protégé ! Pas excusé !