Chers collègues,
Mercredi dernier, lors de la réunion sur l’ouverture du QHA (3ᵉ bâtiment), la direction n’a rien proposé. Aucun projet, aucune anticipation. Juste un « clic and connect » des directives venues d’en haut, une application mécanique, sans adaptation à notre réalité.
« Vous avez été des privilégiés trop longtemps », dit la direction…
Privilégiés ? Parlons-en… Privilégiés de tenir cette taule à bout de bras depuis des années, avec des effectifs rachitiques et des moyens inexistants ? Privilégiés de travailler dans un climat de tension permanent, où chaque journée se fait au prix de notre santé et parfois de notre sécurité ? Privilégiés de voir nos missions s’empiler durant ces dernières années, sans renforts, sans anticipation, sans réelle reconnaissance (une pensée pour nos PA)? Privilégiés de recevoir des profils inadaptés pour un CD? Non, les agents ne sont pas des privilégiés. Le vrai privilège, c’est peut-être celui du directeur : un directeur hors classe, mais surtout hors sol, loin du terrain, qui ne semble pas mesurer les réalités vécues par ses personnels, et être déjà dans son nouveau poste aux Antilles.
50 stagiaires : « oui c’est un privilège » à exploiter
À partir du 6 octobre, nous accueillons 50 stagiaires, un privilège qu’il faut utiliser à bon escient et avec équité pour tout le personnel. Avec cet effectif, il est temps de : Rééquilibrer les postes fixes, Remettre les trinômes et renforcer les postes polyvalents, pour garantir des congés annuels en autonomie, Réouvrir le poste Vestiaire 2, Renforcer le moniteur de sport, seul depuis trop d’années, incapable de couvrir 3 bâtiments sans soutien, Renforcer les ELSP et les monter à 9 pour y intégrer les astreintes, et Anticiper le départ à la retraite du surveillant SOCIO.
Ces mesures doivent également permettre d’anticiper les travaux futurs, notamment ceux de la PEP et l’extension de l’US (qui ont été reportés, repoussés ou décalés), pour que l’organisation du terrain reste efficace et adaptée aux besoins de l’établissement.
Donner des moyens à la va‑vite mais jamais écouter ceux qui tiennent le terrain, c’est ça leur vision? Nous avons tenu des années avec un effectif en berne. Aujourd’hui, nous exigeons que les moyens soient utilisés à bon escient, et non simplement distribués en repos hebdomadaires en veux‑tu en voilà. Les agents de détention sont essentiels, mais les postes fixes le sont tout autant pour le bon fonctionnement de notre établissement. Nous demandons enfin une adaptation sur le terrain avec l’effectif donné, et que la direction « écoute » les agents (tous corps confondus, ainsi que le personnel administratif) qui ont contribué à l’ouverture du QHB, leur expérience étant précieuse pour réussir celle du QHA.
L’UFAP UNSa Justice demande également la réalisation d’un sondage auprès des agents ultramarins qui sont de plus en plus nombreux, afin de planifier les congés bonifiés futurs de manière organisée et équitable, pour que le service fonctionne correctement et que chacun puisse y trouver son intérêt. Prévoyons à l’avance et non pas au cours du processus.
L’UFAP UNSa Justice veillera à la bonne application des mesures.