08 janvier 2026
Hier, Un détenu est conduit en urgence à l’hôpital pour une suspicion d’AVC. Conformément aux procédures, l’astreinte ELSP est immédiatement alertée.
Dans l’urgence, trois agents de détention sont mobilisés en urgence. Une escorte est constituée sans armement, sans moyen de défense, alors même que deux agents sont formés au port d’armes.
À L’HÔPITAL : UNE SITUATION EXPLOSIVE :
À l’arrivée de l’ambulance, le chef d’escorte est confronté à la présence du fils du détenu devant l’entrée de l’hôpital, informé par un autre détenu, en dehors de tout cadre sécurisé. L’escorte demande à l’individu de quitter les lieux, ce qu’il finit par faire.
Engagés sans armement ni moyen de défense, les agents ont dû intervenir dans un environnement ouvert et imprévisible, en présence de proches du détenu. Cette situation a généré un risque immédiat et réel d’agression, de prise à partie
Cette situation, qui aurait pu dégénérer à tout moment, illustre le risque immédiat encouru par les agents. La moindre opposition aurait pu entraîner des conséquences graves pour les agents.
Que se serait-il passé si la situation avait dégénéré ???
Qui aurait assumé les conséquences ???
UNE ORGANISATION DÉFAILLANTE
L’UFAP UNSA Justice dénonce une réalité trop fréquente :
Trop souvent, les brigadiers-chefs se retrouvent seuls à devoir décider dans l’urgence, sans appui hiérarchique, tout en gérant une charge de travail excessive. Ce fonctionnement met directement en danger les chefs et les agents.
Cette organisation entraîne un manque de réactivité, un isolement des brigadiers-chefs et une exposition accrue des personnels à des risques évitables, malgré la disponibilité d’une astreinte ELSP formée et armée.
NOS EXIGENCES SONT CLAIRES
- Arrêt immédiat des sorties non armées dès qu’une astreinte est disponible.
- Recours systématique à l’ELSP lorsque la situation l’exige.
- Hiérarchie présente, joignable et décisionnaire.
- Sécurité des agents avant toute considération.
Stop à l’improvisation.
ASSEZ D’ALERTES IGNORÉES.
Nous refusons d’attendre qu’un collègue soit blessé ou pire pour que les choses changent.
LA SÉCURITÉ DES AGENTS PÉNITENTIAIRES N’EST PAS NÉGOCIABLE.
Protéger les collègues, c’est notre devoir.
Le secrétaire local.