mardi 09 juillet , 2019

C’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui ! MA Douai

Ce jour, le directeur adjoint faisant fonction de directeur a tenu à rencontrer l’UFAP Unsa Justice pour l’informer de la mise en place d’un surveillant brigadier faisant fonction de premier surveillant à compter de la semaine prochaine jusqu’au mois de juin. La direction justifie sa décision par la nécessité de pallier aux absences de deux premiers surveillants (jusque fin février pour l’un et mars pour l’autre).

Suite à cette annonce,  l’UFAP Unsa Justice a tenu à réaffirmer son opposition aux faisant fonctions utilisés régulièrement par l’administration comme solution aux carences dont elle est responsable. L’UFAP Unsa Justice s’insurge contre cette décision alors que d’autres solutions étaient envisageables.

Notre faisant fonction de directeur a certainement vu en cette solution la plus rapide et la plus facile au lieu de mener une réflexion plus logique et acceptable. Nous nous demandons pourquoi il nous a convoqués pour nous informer d’une décision déjà prise en catimini et qui aurait du être discutée en CTS. L’UFAP Unsa Justice aurait certainement pu lui amener d’autres solutions ou propositions.

Quelle mouche a piqué notre direction ?

Serait-ce par pure provocation, les agents de détention ne feraient il pas leurs heures ?

La direction de notre établissement n’aurait-elle pas compris les consignes de sa hiérarchie à savoir la chasse aux heures supplémentaires ? Pourtant, force est de constater que la direction n’hésite pas à  « faire tourner  » en mode dégradé l’établissement en laissant des postes de surveillants vacants cette semaine, certainement pour satisfaire les exigences du directeur interrégional afin de répondre à leurs objectifs (prime oblige !).

Tant qu’on y est pourquoi, Messieurs les directeurs vous ne mettrez pas des premiers surveillants, lieutenant, capitaine, directeurs faisant fonctions de surveillants pour combler ces postes en détention laissés vacants ?

Décidément on a beau se creuser les méninges, on ne voit pas l’utilité de pareilles méthodes.

Et que dire de la réaction de ce faisant fonction de directeur : « Ce n’est pas grave, faites-moi un tract »

TOUT SIMPLEMENT LAMENTABLE

Il peut être sûr que les personnels apprécieront à leurs justes valeurs ses méthodes et le manque de considération dont il fait preuve une nouvelle fois.

Messieurs les 1ers surveillants, n’oubliez pas de remercier votre directeur pour le peu de considération qu’il porte à l’examen que vous avez obtenu et à la formation qui vous a été dispensée par des professionnels.

Grégory AUGUSTIN      David MERENDEIRA    Dany ROUSSEL

Maison d’Arrêt de DOUAI

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