Pantin, le 12 juin 2026
La note sur le CIA 2026 a été publiée et le versement devrait être effectif sur la paie du mois de juillet… Sans surprise, elle confirme ce que les personnels administratifs de la DGAP savent déjà : rien ne bouge, rien ne progresse, et surtout rien ne s’améliore pour eux. Les montants restent figés, comme si l’inflation n’existait pas, comme si les missions n’avaient pas explosé, comme si la totalité des postes était pourvue, comme si les agents vivaient dans un monde parallèle où tout coûterait miraculeusement le même prix qu’en 2019.
Les personnels administratifs absorbent tout… mais ne reçoivent rien
Attachés, secrétaires et adjoints administratifs : chacun retrouve exactement les mêmes montants que l’an dernier, et l’année d’avant, et celle d’encore avant. Pendant que le SMIC grimpe de 22 % depuis 2020 et que l’inflation cumulée dépasse 14 %, le ministère, lui, reste d’un calme olympien. Il ose parler de « valorisation de l’engagement »… sans y consacrer le moindre moyen supplémentaire. Même si les missions explosent, l’enveloppe reste la même. Même si les agents s’épuisent, l’enveloppe reste la même. Même si la DGAP est en crise permanente, l’enveloppe reste la même.
Stagnation des montants du CIA : 0 € d’augmentation, 0 % de reconnaissance
Les personnels administratifs continuent d’assurer des missions essentielles : gestion RH, budget, marchés publics, greffe, logistique, suivi administratif et financier des établissements, urgences à répétition… Mais leur CIA, lui, reste immobile. L’IFSE progresse lentement, les personnels administratifs attendant encore la revalorisation actée pour 2026… Les grilles indiciaires sont massivement écrasées par l’inflation et l’indemnité différentielle n’est qu’un placebo qui masque une perte de salaire nette, pendant que le ministère détourne le regard.
Un CIA, complètement injuste et profondément arbitraire
L’arbitraire, lui, se porte à merveilles. Le CIA reste attribué selon des critères aussi transparents qu’un mur en béton armé. Les agents ignorent qui décide, sur quelle base, avec quels critères et pourquoi certains sont servis et d’autres oubliés. Les écarts entre agents s’expliquent rarement par le travail fourni, mais souvent par des pratiques locales et régionales qui varient d’un service à l’autre. Un système qui prétend récompenser l’engagement professionnel… mais qui entretient surtout le clientélisme et la frustration. Toujours les mêmes qui touchent, toujours les mêmes qui trinquent !
L’oubli du réexamen quadriennal ou comment faire des économies sur le dos des personnels administratifs
Et comme si cela ne suffisait pas, 2025 a offert un petit bonus : la DGAP n’a même pas réalisé le réexamen quadriennal de l’IFSE pourtant réglementairement obligatoire. Ce manquement n’est pas un oubli : c’est un choix budgétaire, un moyen supplémentaire de faire des économies sur ceux qui participent à la continuité d’un service public pénitentiaire en état de décrépitude avancée.
Pendant que les missions augmentent, que les responsabilités s’alourdissent et que les agents s’épuisent, le ministère continue de gérer la pénurie en espérant que personne ne s’en aperçoive. Mais les personnels administratifs de la DGAP voient très bien ce qui se passe : la reconnaissance, reste un concept théorique, soigneusement rangé dans un tiroir du ministère.
L’UFAP UNsa Justice exige donc :
-> Une revalorisation immédiate des montants CIA, indexée sur l’inflation.
-> Une transparence totale sur le calculs des enveloppes budgétaires pour le CIA et leur répartitions ainsi que l’établissement d’un barème clair, public, opposable pour la détermination du montant du CIA mettant fin à l’arbitraire.
-> Le rattrapage du réexamen quadriennal au titre de 2025, avec effet rétroactif
-> La mise en œuvre effective de la revalorisation de l’IFSE au titre de l’année 2026
L’UFAP UNSa Justice continuera à défendre avec détermination et fermeté les Personnels Administratifs, puisque le ministère, lui, semble avoir renoncé à le faire. Pour que leur engagement, indispensable, soit enfin reconnu à la hauteur de ce qu’ils apportent chaque jour à la DGAP !
Damien METRY,
Secrétaire National
représentant des personnels administratifs