Pantin, le 4 juin 2026
Depuis l’année dernière, les crises budgétaires successives, les difficultés rencontrées pour l’adoption des lois de finances et les politiques de restriction imposées à l’ensemble de la fonction publique ont placé la question des moyens au cœur des préoccupations de notre Administration. Au-delà du budget global alloué à l’Administration Pénitentiaire, c’est désormais chaque euro dépensé qui fait l’objet d’arbitrages, générant inquiétudes, interrogations et incertitudes pour les personnels.
Si la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire pourrait choisir de préserver son équilibre budgétaire en privilégiant une gestion responsable, force est de constater qu’elle emprunte aujourd’hui une autre voie.
Sous la pression des contraintes financières imposées au plus haut niveau de l’État, elle s’inscrit dans une logique d’économies qui frappe directement les personnels. Cette politique se traduit notamment par une remise en cause des ressources humaines. En première ligne de cette stratégie figurent les agents contractuels (A.N.T), dont les contrats sont progressivement supprimés ou non renouvelés, au détriment de la continuité du service public et des conditions de travail déjà fortement dégradées des équipes en place.
La preuve de cette orientation est aujourd’hui manifeste : à l’instar de la DSPOM, qui a annoncé le 3 juin 2026 la rupture anticipée de neuf contrats actuellement en cours sur l’ensemble des territoires ultramarins ! SCANDALEUX !
L’Administration fait désormais le choix de réduire ses dépenses de personnel au détriment des agents et des services. Derrière l’argument budgétaire se cache une réalité bien plus préoccupante : celle d’un affaiblissement progressif des moyens humains face à des détentions surpeuplés et des dispositifs de réinsertion qui se réduisent de jour en jour !
En responsabilité, l’UFAP UNSa Justice, par l’intermédiaire de son Secrétaire Général, a d’ores et déjà saisi la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire afin de l’alerter sur les dérives actuellement constatées et les conséquences humaines des décisions envisagées.
Encore une fois, force est de constater que l’absence de corps constitués pour certaines fonctions et certains métiers conduit aujourd’hui à une précarisation excessive des personnels concernés et à des pratiques managériales aussi inacceptables qu’illégales !
Comment accepter qu’en 2026, des personnels contractuels apprennent brutalement qu’ils perdront leur emploi dans un délai de trois semaines seulement, sans visibilité sur leur avenir professionnel et parfois après plusieurs années d’investissement au service de l’administration pénitentiaire ?
Derrière les lignes budgétaires et les tableaux comptables, ce sont des femmes et des hommes qui se retrouvent confrontés à une situation de grande incertitude, avec toutes les conséquences sociales, familiales et financières que cela implique.
- L’UFAP UNSa Justice EXIGE que l’Administration prenne cette situation à bras-le-corps et cesse de gérer ces difficultés sous le seul prisme comptable. Les personnels concernés ont besoin de perspectives, de visibilité et d’un accompagnement à la hauteur de leur engagement au service de l’institution.
- L’UFAP UNSa Justice EXIGE de la DGAP des solutions pérennes rapides, pour l’ensemble des agents dont l’emploi ou la profession sont aujourd’hui menacés par les restrictions budgétaires en cours
Les personnels ne peuvent être les victimes collatérales d’arbitrages budgétaires décidés loin des réalités du terrain.
L’UFAP UNSa Justice invite les agents concernés à se rapprocher de nos structures locales et régionales afin d’être accompagnés dans la gestion de leur dossier.
L’UFAP UNSa Justice restera pleinement mobilisée pour défendre chaque emploi, chaque mission et chaque agent concerné par ces restructurations déguisées et ces politiques d’économies qui fragilisent toujours davantage le service public pénitentiaire.
Le Secrétaire Général,
Alexandre CABY