mercredi 20 novembre , 2019

Corps de Commandement L’UFAP à la rencontre de nos collègues de la région lyonnaise

Dans sa continuité, l’UFAP-UNSa Justice a poursuivi ses déplacements cette semaine sur les établissements de la DI de LYON.

En termes de sites, nous sommes allés au contact de nos collègues exerçant à LYON CORBAS, CSL de LYON, BOURG en BRESSE, DI de LYON, ST QUENTIN FALLAVIER, ST ETIENNE, AITON, GRENOBLE- VARCES, et pour finir à VILLEFRANCHE sur SAONE.

Attendus sur les structures, nous avons pu prendre du temps pour échanger sur l’ensemble des difficultés qui polluent le quotidien des Personnels tous corps et grades confondus. Mais plus particulièrement sur les problématiques vécues par les Officiers, Personnels de plus en plus délaissés, déconsidérés, et devenus un des marchepieds favori de certaines personnalités composant le corps des DSP.

Bien qu’opposer un corps à un autre n’a jamais été la démarche la plus constructive, il n’empêche que nous ne pouvons laisser dans l’ombre certaines pratiques qui nuisent, épuisent, et surtout démobilisent les différents Personnels dont ils ont la charge. Nous ne pouvons rester silencieux sur les multiples formes d’attaques proches du harcèlement qui sont devenues un terrain de jeu pour ceux qui pensent détenir tous les pouvoirs. Enfin, nous devons dénoncer le manque d’honnêteté morale et professionnelle de celles et ceux qui exigent de nous loyauté, voire allégeance.

Pour rentrer dans les détails, les agents sont écœurés par le jeu des dirigeants d’établissements et DI. En effet, ces derniers jouant avec la santé, confiance, considération et pouvoir d’achat des Personnels. Ces ENArques en herbes travestissent sans foi ni loi les règles et droits applicables aux Personnels du corps de Commandement.

De manière crue, nos premiers gestionnaires ‘’kamikazes’’ de structures, larges profiteurs des moyens qui leurs sont octroyés, tant dans l’autonomie de service que dans l’exigence de toutes formes relatives à la gestion RH, bénéficiant de logements de fonction et de tenues d’astreintes à domicile seulement, remettent de manière continuelle leurs prérogatives sur le dos des officiers. Même lorsque des obligations de continuité de service, entre autre lors d’astreinte à présence effective le samedi et le dimanche donc de service à l’établissement, ils dénigrent le fait qu’un officier puisse avoir comme eux l’outil qui est le logement de fonction. Pour eux, être là en fin de semaine ne représenterait pas une astreinte mais un devoir, un comble !!! Ce qu’ils ne doivent pas oublier, c’est que ce sont bien les officiers et eux seuls comme les gradés dans les petites structures qui travaillent ou interviennent pour gérer en établissement les différents évènements et soutenir les personnels les Week-end, le temps qu’eux, se pavanent sur les plages ou profitent tranquillement de leur famille.

Vous l’aurez compris, les Officiers responsables de bâtiments sont en phase de perdre leur logement de fonction sur le simple avis du Chef d’établissement ou DI, parce qu’ils se permettent d’interpréter un arrêté comme ils l’entendent dans le but de faire des économies.  Un vrai scandale naissant à l’heure d’aujourd’hui à LYON CORBAS et BOURG en BRESSE. Si des économies devaient être faites, commençons par les niveaux d’astreintes au nombre de trois, qui laissent systématiquement deux niveaux montés par des Personnels en partie de Catégorie A qui restent 365 jours sur 365 jours bien au chaud à la maison, laissant du coup le travail à ceux en astreinte à l’établissement. Comme l’UFAP-UNSa Justice l’avait bien annoncé lors de la grogne et mouvement sur la politique des concessions de logement, les DSP (encore certains par leur nature infecte) se gavent et ne pensent vraiment qu’à eux. Le DSP est vraiment devenu le Destructeur du Service Pénitentiaire.

Concernant la politique propre de fonctionnement des établissements et de gestion des ressources humaines, comment les plus hauts responsables ne peuvent-ils pas s’interroger sur leurs capacités d’analyses et d’organisations lorsque des établissements sont quasiment à 50% d’effectif en moins (ST QUENTIN FALLAVIER) ? L’absence de personnels sur ce site a naturellement une réponse compréhensible par son historique récent, mais aussi du fait que la pénitentiaire commence à dégoûter nos jeunes camarades. De plus en plus diplômés, mal considérés voire insultés, menacés par les uns et les autres, ne se perçoivent pas dans une institution digne, mais dans un « bordel » très éloigné de ce que veut faire apparaître l’AP et de fait c’est l’ensemble des acteurs en uniforme et petites mains qui subissent la politique globale et surtout locale.

Ailleurs, comme à VILLEFRANCHE, c’est le problème de positionnement qui fait défaut. Lorsqu’on dit que tirer un corps vers le haut c’est aussi lui donner une autonomie de fonctionnement et de gestion de service, ce n’est surtout pas permettre à un autre fonctionnaire d’utiliser son grade pour pourrir un état d’esprit de travail. Et quand on parle de positionnement, nous ne parlons évidement pas des officiers. Pour être précis, les DSP de détention ne doivent pas prendre le champ de compétence des Chefs de détention, surtout quand ceux-ci font leur nouveau management par « l’hystérie » et pourrissent la cohésion qu’il y a entre personnels et le bon fonctionnement de la discipline dans les bâtiments de détention. Ainsi, les PPSMJ sont davantage écoutées voire conseillées par cette nouvelle strate hiérarchique qui leur suggère le cas échéant comment mettre en difficulté le personnel en tenue qui les gère au quotidien.

Pour l’UFAP-UNSa Justice, avoir glissé les DSP sur le terrain de la détention est une erreur et ne tire aucunement ce corps vers la place qu’il se doit, à savoir celui d’être le garant du respect de la politique pénitentiaire tout en assurant le soutien et la sécurité de tous les publics intervenant dans un espace carcéral.

Comme dirait Jacques BREL, « mais chez ces gens-là Monsieur…… !!! Mais chez ces gens-là Monsieur…. !!! »

L’UFAP-UNSa Justice exige de nos dirigeants un véritable réveil. Leur premier rôle étant de soutenir les agents quels qu’ils soient dans leur quotidien et de démontrer ainsi une considération professionnelle au niveau où elle devrait être.

L’UFAP-UNSa Justice, Organisation Syndicale responsable et force de propositions, affirme aux acteurs de terrain que sont les Personnels Pénitentiaires tous corps et grades confondus, qu’ils ont notre soutien indéfectible.

141017 – Délégation CDC – DI LYON

 

 

 

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