lundi 14 octobre , 2019

Courrier adressé au Chef d’établissement

 LE PONTET, le 07 Octobre 2019.
PREVOST Anthonny
Secrétaire Local 
UFAP-UNSa Justice 

À

Monsieur le Chef d’établissement du Centre Pénitentiaire D’Avignon le Pontet

Objet : management des personnels.

Monsieur le Chef d’établissement, 

Voici maintenant un peu plus d’un an que vous avez pris vos fonctions sur le Centre Pénitentiaire d’Avignon le Pontet. L’heure d’un premier bilan s’impose.

Concernant la sécurité des personnels et de l’établissement, grâce aux différents travaux que vous avez engagés : remise en état des filets anti-projections, renforcement de la sécurité périmétrique et interne dû au développement massif de la vidéosurveillance, l’UFAP-Unsa Justice ne peut que complimenter le travail accompli.

Cependant, si vous pensez avoir atteint les objectifs fixés par la DAP et la Direction Interrégionale, celui de la gestion des ressources humaines, n’est pas votre priorité.

Nous avons constaté lors de nos différents échanges (Comité Technique, réunion bilatérale, ou autres) que vous et votre adjoint étiez adeptes de la langue de bois et des doubles discours, même si vous prônez haut et fort le contraire. 

La gestion calamiteuse de vos personnels nous pose quelques questionnements qui méritent des réponses.

Vous avez commencé par convoquer les agents à leur retour de congé maladie. Initiative louable (selon vos dires) ayant pour unique but de vous assurer de la rémission et du bon état physique et psychologique de vos personnels. 

Hélas, il semblerait que certains n’aient pas vécu cet entretien de la façon dont vous nous le présentez. On nous a fait part au contraire de plusieurs tentatives d’intimidation et de menaces de changement de poste en cas de nouvelle absence. 

Certains ayant subi des pressions dues à des questionnements non justifiés sur les raisons de leurs arrêts maladie, il semblerait qu’en plus d’être Directeur des Services Pénitentiaires, vous et votre adjoint ayez prêté Serment d’Hippocrate.

Malgré un service en perdition, que dire des gradés postés, pressés comme des citrons, submergés de nouvelles missions et de notes de service. Idem pour l’ensemble des personnels de l’établissement, toutes les problématiques ne se règlent pas à coups de notes ni à coups de Demandes d’Explications. L’UFAP Unsa justice leur apporte son soutien inconditionnel.

Vous avez essayé grâce à l’emploi d’un faisant fonction, voir bientôt deux, de soigner une angine avec un pansement. Malgré les multiples avertissements et alertes concernant la pénurie chronique de gradés postés, pourquoi avoir attendu la limite du point de rupture pour tenter réagir ?

Nous tenons aussi à vous « remercier » pour le peu de respect et le peu de considération que vous portez à des agents qui ont servi leur administration pendant plus de 30 ans. Leur récompense a été une mise à la retraite d’office, une proposition de mise au placard et la fin prématurée d’une mise à disposition. 

De manière générale, votre encadrement (officiers et gradés) attend de vous et de certains membres de l’équipe de direction, du soutien et de la reconnaissance et non du mépris.

L’UFAP-Unsa Justice se félicite de l’arrivée massive de surveillant(e)s à l’issue de la dernière CAP. Cependant, le discours que vous leur avez tenu à leur arrivée est tout simplement irrespectueux envers les agents déjà affectés. 

Vous comptez sur eux pour « redresser l’établissement en leur rappelant les bonnes pratiques et les façons de travailler ».

Nous ignorions que vos agents avaient besoin de coups de martinet ou de leçon de moral. Nous pensions bêtement, en reprenant vos propos, que vous les considériez comme de bons professionnels sans douter de la qualité de leur travail. 

Encore une fois, vous n’êtes pas à une contradiction près !

L’UFAP-Unsa Justice souhaite dénoncer les appels à candidatures fictifs qui laissent miroiter aux agents une possibilité de changement de rythme de travail. Finalement vous vous cacher derrière les groupes de travail pour ne pas répondre favorablement à nos différentes demandes (remplacements des postes vacants au sein des postés 12h et des différentes brigades, couverture du PCC). Seule une brigade avec un certain quartier en voie de labellisation  (sûrement en rapport avec une éventuelle prime…) se verra doter des 3 agents manquants. 

L’UFAP-Unsa Justice ne pourra pas, avec toute la meilleure des volontés du monde, vous féliciter concernant votre gestion RH et votre façon de manager. Car le ras-le-bol et le mécontentement de vos personnels est à son comble, 

Notre vision du Syndicalisme et du dialogue social n’est pas de se payer la tête d’un patron par pur plaisir, mais celle de dialoguer et de faire évoluer notre environnement professionnel de la meilleure manière qu’il soit.

Bien cordialement.

Pour l’UFAP-UNSa Justice,

Le Secrétaire Local

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