Au Centre Pénitentiaire de Fresnes, l’administration semble avoir trouvé LA solution miracle au manque d’effectifs : Déplacer les agents !!!
Quant au service RH déjà en sous-effectif : Aucun problème : on dégage un agent de plus de ce dernier pour le déplacer d’office à l’économat. QUELLE CONSIDERATION !
Pendant ce temps, les dossiers s’accumulent ou se perdent, les retards augmentent, les agents déjà bien en souffrance attendent des réponses… mais rassurez-vous : la priorité semble être ailleurs. Et comme une idée absurde n’arrive jamais seule, la nouvelle tendance serait désormais de s’en prendre à des agents en organisation de travail ‘’poste fixe’’ en prenant pour argument qu’il y a près de « 33 % de postes fixes au CP Fresnes au lieu de soi-disant 19 % » sans pour autant justifier de la réalité et l’exigence des besoins pour le bon fonctionnement d’un tel établissement. Ces chiffres avancés, sont basés sur l’organisation du CP FRESNES à son ouverture en 1900. Aujourd’hui en 2026, plus de 120 ans après, ces chiffres n’incluent pas les nouvelles missions qui ont été ajouté à l’administration pénitentiaire, et la surpopulation pénale.
L’UFAP UNSa Justice du CP FRESNES dénonce des décisions loin de la réalité quotidienne des agents et exige que tout projet de modification d’organisation de travail soit examiné comme il se doit en CSA.
En effet, la pression récurrente étant toujours exercée sur les mêmes, sachez que le ressenti des personnels de FRESNES est qu’ils ne viennent pas vraiment travailler, ils pensent être devenus les otages d’une politique du ‘’marche ou crève’’ qu’on leur impose ! C’est avec des pratiques de management telles que celles-ci que nous n’arrivons plus à recruter, à fidéliser les personnels sur notre structure, ou simplement, que la crédibilité ‘’des 1ers responsables’’ soit entachée !
Au départ, on nous parlait de cohésion et d’amélioration des conditions de travail, mais la méthode ressemble davantage à du DIVISER POUR MIEUX RÉGNER ! Pourtant, le constat est simple et sans appel :
– Un métier devenu de plus en plus difficile et de moins en moins attractif
– Des agents à bout de souffle et sans soutien
– Une pression permanente sur les personnels, base, encadrements, chefs de service
– Organisation de service en mode dégradé mettant volontairement en danger les personnels
– Une direction qui semble indifférente au mal-être des agents et à leurs conditions de travail
Le problème du CP Fresnes est bien ailleurs que le nombre de postes fixes. Il pourra être résolu lorsque ceux qui nous dirigent détiendront la capacité à cerner professionnellement qui est sincère et fiable dans les différentes unités de travail et non soutenir aveuglement des conseillers qui entretiennent la division, leur proximité avec la direction pour maintenir personnellement leur confort de travail !
L’UFAP UNSa Justice du CP FRESNES dénonce et refuse toutes politiques de bricolage permanent qui pourrit le climat de travail et le moral des agents. Les personnels méritent : respect, considération, un équilibre de vie professionnelle et familiale décent et, surtout, d’une direction capable d’être à l’écoute de ceux qui font tourner l’établissement au quotidien.
Pour conclure, L’UFAP UNSa Justice du CP FRESNES ne sera pas complice de l’organisation du déclin et de la souffrance que porte la direction aux personnels. Elle mettra tout en œuvre pour la combattre et prendra, s’il le faut, une fois de plus ses responsabilités ! A bon entendeur !!!
Personnels pénitentiaires de tous corps et grades confondus, il est temps de DIRE STOP à cette souffrance institutionnalisée !!!
Le bureau local UFAP UNSa Justice du CP FRESNES