Les nuits des 25 et 26 décembre 2025 ne sont pas un fait divers de plus.
Elles sont un avertissement brutal. Elles marquent un point de non-retour.
L’UFAP UNSa Justice l’affirme sans détour : l’établissement a frôlé l’incident majeur, et chacun le sait.
CE QUI A ÉTÉ DÉCOUVERT RELÈVE DE LA PRÉPARATION D’UN DRAME !
Lors des rondes de nuit, les agents ont mis au jour des faits graves et concordants : des caillebotis volontairement sabotés sur deux cellules du QMAH, des cellules surchargées (quatre détenus), un bloc sanitaire détruit afin de créer une ouverture vers l’extérieur, ainsi qu’une barre de fer retrouvée dans le chemin de ronde, en zone neutre !
Ce n’est pas du vandalisme.
Ce n’est pas une provocation.
C’est une mise en danger délibérée des personnels.
LE PIRE A ÉTÉ ÉVITÉ… PAR LES AGENTS, PAS PAR L’ADMINISTRATION
Si l’établissement n’a pas basculé ces nuits-là, c’est uniquement grâce au professionnalisme et à la vigilance des agents.
L’UFAP UNSa Justice parle d’une faillite sécuritaire majeure. Envoyer des agents en zones neutres dégradées, face à des actes préparatoires évidents, sans moyens adaptés, ce n’est plus de la négligence : c’est une prise de risque consciente.
Combien de temps encore avant qu’un agent ne sorte blessé, grièvement atteint, ou pire… dans un sac mortuaire ?
QU’ON NE VIENNE PAS DIRE « ON NE SAVAIT PAS »
Les alertes existent. Les faits sont là. Les risques sont identifiés.
Chaque silence est une faute. Chaque décision repoussée est une mise en danger supplémentaire.
L’UFAP UNSa Justice CPN refuse d’endosser la responsabilité d’un drame annoncé.
L’UFAP UNSa Justice CPN exige, sans délai :
- l’arrêt immédiat des rondes humaines en zones neutres dangereuses.
- le remplacement par des dispositifs technologiques efficaces et permanents.
- des sanctions lourdes, visibles et dissuasives contre les auteurs.
NOUS REFUSONS D’ATTENDRE L’IRRÉPARABLE
L’UFAP UNSa Justice CPN ne se contentera plus de constater après coup. Nous alertons aujourd’hui pour ne pas pleurer demain.
La sécurité des agents n’est pas négociable.
Elle n’attendra pas un sac pour être enfin prise au sérieux.
Quand l’administration temporise, les agents encaissent.
Mikaele KAFIKAILA, Secrétaire Local UFAP UNSa Justice CP NOUMEA