Alertes ignorées, souffrance banalisée, promesses sans lendemain : le temps des constats est révolu.
Au CP de Paris La Santé, les personnels travaillent dans des conditions intolérables.
Les chiffres, déjà dénoncés dans notre tract du 15 avril, sont accablants :
1 420 détenus pour 757 places. 190 % de taux d’occupation. Plus de 148 matelas au sol !
Ce n’est plus une dégradation. Ce n’est plus une tension passagère. C’est une rupture !
Chaque jour, les agents tiennent un établissement saturé, sous pression permanente, dans un climat d’épuisement, de lassitude et de colère. Chaque jour, ils compensent par leur professionnalisme ce que l’administration ne compense plus par des moyens, du soutien et des décisions à la hauteur.
Les personnels n’ont pas à payer, sur leur santé, leur sécurité et leur dignité, l’inaction, les retards et les
choix de gestion qui ont conduit à cette impasse. Pire encore, pendant que les agents souffrent, pendant
que les conditions de travail se dégradent, la réponse de notre chère direction est trop souvent la même :
pression, logique disciplinaire, lecture erronée des textes, absence d’écoute réelle.
Cette méthode est inacceptable.
Dans le cadre du blocage total national, l’UFAP UNSa Justice prend ses responsabilités et appelle l’ensemble des personnels du CP de Paris La Santé, tous corps et grades confondus, syndiqués ou non, à se mobiliser massivement et à rejoindre le mouvement dès le lundi 27 avril 2026.
Sans attendre, L’UFAP UNSa Justice exige :
– L’ouverture rapide d’une ELSP.
– L’arrêt immédiat de toute stratégie consistant à laisser pourrir la situation.
– Une prise en compte réelle de la souffrance des agents, et non une réponse fondée sur la seule
pression disciplinaire.
– La fin des interprétations erronées de la note de service 2.0 de la DISP relative au plan d’équité.
– Une amélioration concrète et immédiate des conditions de travail et de sécurité.
– Des réponses efficaces à la surpopulation pénale, avec la fin immédiate des matelas au sol.
– Une reconnaissance concrète de l’engagement des personnels.
Aujourd’hui, il ne s’agit plus de patienter. Il ne s’agit plus d’attendre un énième effet d’annonce.
Il s’agit de montrer, clairement et collectivement, que les personnels ne céderont plus.
Quand l’institution laisse ses agents au bord de la rupture, elle prend le risque de tout bloquer.
Ce risque, aujourd’hui, elle l’a créé elle-même. Les personnels du CP de Paris La Santé ne sont ni des variables d’ajustement, ni des fusibles.
Ils sont ceux qui tiennent la détention, qui assurent la sécurité, qui maintiennent l’institution debout.
Sans eux, rien ne tient. Et aujourd’hui, ils disent : STOP !
Le Bureau local UFAP UNSa Justice
Toujours présent pour les agents !