Ce matin, nos collègues du QD ont encore fait les frais du décalage ahurissant entre la théorie médicale et la violente réalité carcérale.
Le détenu D., au profil psychiatrique lourd et tristement célèbre pour ses agressions (crachats, insultes, coups, projections biologiques), est placé en prévention. Avant même l’arrivée des soignants, l’individu barricade la grille avec son matelas. Le signal de danger est clair.
Après de longues négociations, le détenu, qui ne demandait rien, finit par accepter leur présence qu’il n’a pas sollicitée.
20 longues minutes de monologue médicale plus tard, le détenu a fini par sauter debout sur le lit, nu comme un ver en disant que puisqu’ils voulaient qu’il meure, il allait se tuer.
Notre personnel médical a mis beaucoup moins de temps pour sortir qu’ils n’en ont mis pour réussir à entrer.
Les agents QD ont dû le repousser, ce qui a valu un coup de pied sans gravité dans la main de l’un d’entre eux et des beaux crachats sur le chef de poste quand il refermait la grille.
Le médical est reparti sans demander son reste…
Ce détenu est bien connu par les agents et par le médical pour son état psychiatrique plus que perturbé !(crachats, insultes, coups, projections d’urine et d’excréments)
Pourquoi s’acharner pendant 20 minutes, alors qu’il ne demandait rien ! Pourquoi insister lourdement jusqu’à créer l’incident ?
N’aurait-il pas été judicieux d’attendre que la pression retombe ?
L’UFAP UNSa Justice tient à féliciter et apporte son soutien aux agents et au major présents
L’UFAP UNSa Justice demande encore une fois au médical d’arrêter de mettre en danger inutilement le personnel pénitentiaire.
Le bureau local Ufap Unsa Justice du CP Riom
G.REBOUR