CP SEYSSES : 2ème évasion au QCP

Seysses, le 04/05/18

Vendredi 4 mai un détenu du QCP devant partir en permission déclare aux agents qui l’accompagnent vers la sortie « qu’il ne reviendra pas » puis les traite de « sales nazis » lorsque ceux-ci le mettent en garde face à son comportement. Les surveillants décident alors de le mettre en salle d’attente le temps d’en informer leur hiérarchie. La mère du détenu venue le chercher devant le QCP se met à hurler, se roule par terre, refuse de se lever… Les agents interviennent, tentent de la calmer mais rien n’y fait, ils appellent alors les pompiers afin d’évacuer cette personne en pleine crise de démence.

Les surveillants reviennent alors vers la salle d’attente dans laquelle ils avaient placé le détenu. Vide ! Celui-ci s’est tout simplement évadé en passant entre les barreaux et le mur. Aucune alarme ne s’est déclenchée lorsque celui-ci s’est trouvé dans la zone neutre !

Malgré nos interventions, malgré les tracts (le dernier intitulé « première évasion »…), malgré les comptes rendus des agents, rien n’y fait. Le concertina posé en toute suffisance sur le grillage n’y aura rien fait. Combien d’évasions, d’agressions ou autres incidents faudra-t-il à nos directions pour comprendre que seuls des profils compatibles à ce mode de détention ouvert et dans une structure non sécurisée doivent être admis ? Le détenu « modèle » qui s’est évadé comptait déjà nombre de peines de quartier disciplinaire en MA pour trafics en tout genre et surtout une pour agression sur personnel !

Il ne s’agit là « que » d’une évasion (prévisible), nos responsables ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes, ils étaient prévenus. En cas d’agression grave sur un agent ou d’incendie, les responsabilités ne seront pas les mêmes. Lorsque nous avons interpellé la direction interrégionale à ce sujet, celle-ci nous a répondu que le QCP répondait à toutes les normes de construction. Pour un bâtiment normal oui, mais pas pour une prison. Le passage en Quartier de Préparation à la Sortie risque de nous offrir nombre de sorties anticipées voir pire si rien n’est fait quant à la sélection des détenus pouvant y accéder.

Pour le bureau local, le secrétaire local

Jean-Pierre Soudier-Miquel

 

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