CP SEYSSES : A trop tirer sur la corde, elle craque

La tension sur le CP Seysses a atteint un point de non-retour. Mercredi un détenu au lourd profil ayant menacé de mort un surveillant et failli déclencher à plusieurs reprises un mouvement collectif est encore une fois sorti du quartier disciplinaire suite à un pathétique simulacre de pendaison. Tous les jours cette semaine, et même 2 fois dans la même journée, les surveillants interviendront pour secourir un détenu en détention, au quartier disciplinaire, au SMPR, pour un changement de cellule, ne pas effectuer sa peine de QD, du tabac* Avec à chaque fois la crainte de la responsabilité pénale, la crainte de représailles de ces mêmes détenus toujours en place sur l’établissement, la fatigue et la lassitude face à l’impunité de ceux qui usent et abusent du chantage au suicide. Pendant ce temps sur les réseaux sociaux, les attaques continuent malgré les promesses d’action à l’encontre de ceux qui entretiennent le feu. Là, c’est même un courrier au contenu nauséabond signé des détenus de Seysses relayé par corbeau dans les boites aux lettres des riverains de plusieurs communes autour du centre pénitentiaire. Les mots ne suffiront pas, le bureau local UFAP-UNSa justice exige une enquête et une condamnation à l’encontre des rédacteurs et des diffuseurs de ces fantasmes mensongers. En 10 jours 2 surveillants se sont suicidés sur Fleury, et combien depuis le début de l’année sur l’ensemble du territoire ? La détresse des surveillants à Seysses comme ailleurs ne semble pas intéresser grand monde. Les multiples évènements qu’a connu le CP depuis ce début d’année, agressions menaces, mouvements collectifs, suicides ou simulations qui ont mal tourné, évasions etc. ont pour conséquences une tension de plus en plus vive avec la population pénale, un sentiment d’insécurité et d’abandon d’une direction locale et interrégionale bien plus intéressée par les directives nationales ou leur carrière que par la réalité du terrain. Ces évènements ne sont que le produit de leur inaction et de leur aveuglement. Que leur faudra-t-il pour comprendre qu’on évite tous les jours un drame entre ces murs ? La ressource humaine est à bout physiquement et mentalement dans tous les corps et dans tous les grades ! La loyauté hiérarchique a ses limites, notamment celle d’envoyer ses agents à l’abattoir. Mieux vaut se concentrer sur le passage du QCP en QPS, sur la « prospection » d’un quartier « étanche » à 3 mètres du quartier d’isolement, ou sur d’autres aberrations de l’administration* On ne met pas des options sur une épave, on la répare d’abord, le moteur ressources humaines du CP Seysses est à bout ! Le secrétaire local, Jean-Pierre Soudier-Miquel

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