CP Seysses : Elections professionnelles

À quelques jours des élections professionnelles qui détermineront vos représentants au niveau local comme national, le bureau local UFAP-UNSa justice tenait à mettre en garde les personnels face à ceux qui exploitent le mécontentement légitime des personnels à des fins électorales car c’est là le seul bilan de leur action syndicale !
Faute de pouvoir présenter la moindre avancée crédible ces dernières années, les autres OS et leurs bons soldats locaux n’ont eu de cesse de dénigrer l’UFAP, pratiquant la désinformation, la démagogie, allant jusqu’à démobiliser un mouvement national et envoyer les agents aux sanctions à des fins électoralistes.
Et ce pour quelles revendications ? Si ce n’est une catégorie Bête sur le modèle de la police, ont ils eu un autre mot d’ordre, que ce soit pendant ou après le mouvement de janvier, sur la sécurité ou l’indemnitaire ? Pour l’UFAP, la chose est claire. La catégorie B ne doit être revendiquée qu’avec l’assurance du paiement des heures supplémentaires, ce sont elles qui permettent à la plupart des surveillants en détention d’aligner des salaires biens supérieurs à nombre de fonctionnaires en B, dans la police ou ailleurs. Ce n’est pas la lettre qui compte sur la fiche de paie mais les chiffres.
Croire que certains vont cumuler 50 ou 100 heures supplémentaires par mois pour le même tarif que celui en poste fixe ou que celles-ci seront récupérées relève du pur fantasme !
Qu’ils soient volontaires ou non, combien resteraient dans notre administration sans cette différence ?
Et parlez-moi de recrutement ! A-t-on les moyens de se passer de ces 30 à 40% d’agents qui n’ont pas le BAC, quand ce sont systématiquement ceux qui l’ont qui passent les concours vers d’autres grades, corps ou administrations ? Ce sont de plus les jeunes surveillants qui cumulent le plus d’heures supplémentaires et les salaires qui vont avec.
Quant à ceux qui hurlent à la trahison jurant qu’on aurait pu signer la B avec les heures sup, la sécurité et un recrutement au-delà de toute capacité ENAP, sans doute n’étaient-ils pas devant les portes désertées par l’épuisement ou les arrêts maladies les derniers jours du mouvement.
Peut-être aurait-il mieux valu uniquement négocier les révocations pour dépôt de clés contre rien ?

N’ont-ils rien retenu de l’histoire des mouvements dans l’AP, ou même actuellement des autres mouvements sociaux avec ce gouvernement ? À grandes souffrances grandes attentes.
Mais jamais les personnels n’ont obtenu autant lors d’un conflit, que ce soit sur le plan
indemnitaire comme sécuritaire !
Toutes les avancées obtenues par la seule UFAP-UNSa justice mettront du temps à être mise en place, et demandent la plus grande vigilance quant à leur application et les besoins de chaque établissement. Les autres OS préfèrent jouer la boutade sur les chaussures quand eux n’ont obtenu depuis des lustres que du vent, et jouent sur l’incompétence et l’aveuglement de notre administration pour faire l’amalgame avec ces avancées. Il vaut mieux continuer à cracher sur les personnes sur les réseaux sociaux ou faire de la communication stérile en utilisant encore une fois les agents. Pourquoi ne pas le faire vous-même, que ce soit le jour de cette fameuse assemblée générale pendant le mouvement ou lorsque notre secrétaire général est venu ? Force et honneur comme on dit sur votre whatsapp régional. Rassurez-vous nous ne diffuserons pas ces nombreux passages indignes de votre fonction syndicale ou de l’uniforme que vous portez. Nous vous laissons ce genre de méthode.
Pendant ce temps L’UFAP-UNSa justice avance et défend les acquis et intérêts de tous les personnels, que ce soit au niveau local comme national : des tables plastiques en cellules aux frigos cet été, du déploiement des trappes de menottage aux 1400 euros d’icp, dans la défense individuelle comme collective des personnels, dans la lutte pour la reconnaissance des vraies priorités sur le CP Seysses face aux directives nationales, de la réforme du corps de commandement au PPCR, etc…
La vérité est parfois dure à entendre, mais elle est inséparable de l’action syndicale, que ce soit sur la réalité des sanctions pendant le mouvement, sur les possibilités de services en 12h, sur l’obtention de postes, mutations, comités de suivis ou sur la catégorie B. Ceux qui parient leur existence syndicale sur de fausses promesses, des doubles discours ou l’obsession d’éliminer l’UFAP-UNSa justice devront en répondre un jour ou l’autre.
Le 06 décembre marquera un tournant dans l’histoire pénitentiaire, trop d’enjeux sont en cours pour laisser les autres OS tout réduire à néant. Le bureau local UFAP-UNSa justice en appelle à voter pour la raison et non pour la colère, pour le concret et non pour des promesses.

Le 30/11/2018, le bureau local

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