CP SEYSSES: Les fossoyeurs de l’AP

Cet été, le CP Toulouse Seysses aura atteint des niveaux encore jamais vus dans
l’épuisement professionnel et l’insécurité. Mode plus que dégradé, jusqu’à 120 détenus pour un seul surveillant à l’étage, 150 matelas au sol, plus de 70 heures supplémentaires pour nombre d’agents postés, étages partiellement découverts, surcharge de travail pour tous les corps et services, agressions, insultes et menaces à l’encontre des agents et de leur familles, etc…
Malgré ces conditions de travail et le peu de perspectives d’améliorations, le CP Seysses affiche encore un taux d’absentéisme infime que beaucoup d’établissements nous envieraient. Mais la liste des agents en accidents de travail victimes d’agressions ou en burn-out commence à plomber un planning déjà amoindri par un organigramme obsolète. La moindre sortie hôpital ou absence imprévue se paie directement par un poste sécuritaire non couvert ou un changement de service.
Et c’est dans ce contexte que tombent les premières sanctions suite au mouvement de
janvier…Des jours de suspension fermes pour les agents qui étaient encore arrêtés après le 26 janvier, 8 mois après les faits, malgré les 30èmes déjà prélevés. Si la comparaison peut paraitre facile, les détenus eux ont droit à une commission de discipline et les procédures sont soumises à des délais…L’administration et les directions usent et abusent des textes et de notre statut spécial, peut-être par crainte d’un autre mouvement national. Le seul résultat qu’ils obtiendront avec ces
méthodes est un découragement général, une fuite vers d’autres établissements voire
administrations. Pourquoi continuer à sacrifier sa santé, sa vie de famille pour une telle
considération ?

Qu’ils s’en prennent à ceux qui ont incité les personnels à user de ces méthodes que ce soit sur les réseaux sociaux ou devant les établissements, envoyant un mouvement national en arrêt maladie pour leur seul carriérisme syndical !

La cerise sur le tombeau, 2 agents ont reçu un courrier leur demandant d’expliquer pourquoi ils ne s’étaient pas présentés à la convocation de la médecine du travail dans les 10 jours sous peine de prendre un trentième… ont-ils au moins étés prévenus ? Il faudra montrer le courrier au directeur pour que celui-ci nous croie et fasse modifier une longue liste de courriers prêts à être envoyés.
L’art d’achever les blessés…

 

Le 04/09/18, le secrétaire local JP Soudier-Miquel

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