Jeudi 16 avril 2026 la direction s’est enfin décidée à organiser une fouille sectorielle en détention.
Il était temps !!!
Attention : il s’agit d’une fouille sectorielle minimaliste : 8 cellules sur un total de 245. On est loin de ce que demande l’UFAP UNSa Justice de Saint-Étienne depuis plus de 5 ans, mais quand on a faim de sécurité, il faut parfois savoir se contenter des miettes que nous offre la direction…
Le résultat est sans appel : 8 cellules fouillées, 11 téléphones découverts et 30 g de résine de cannabis…
Plus d’un téléphone par cellule, la surpopulation explose… les téléphones aussi. Voilà peut-être l’une des raisons de cette faible volonté de fouiller un nombre de cellules conséquent :
Si nous venions à fouiller 40 cellules sur une fouille sectorielle, combien trouverions-nous de téléphones ?50 ? 60 ? 80 ?…
L’administration et la direction préfèrent ne pas savoir. Cela permet de dire aux organisations syndicales qu’on exagère. La technique de l’autruche est bien connue chez nous, mais force est de constater que nier l’évidence ne la fait pas pour autant disparaître.
Les téléphones sont un fléau pour les surveillants : ils s’épuisent à les chercher. Quand ils les trouvent, cela engendre un risque d’agression ou d’insulte de la part du détenu, pour que finalement la direction, dans son indulgence légendaire, sanctionne le pauvre détenu d’une privation de promenade d’une semaine…
Peut-être faudrait-il se satisfaire d’avoir trouvé QUE 11 téléphones du coup…
L’UFAP UNSa Justice de Saint Étienne remercie les agents qui sont venus en plus de leur temps de travail pour réaliser cette fouille, et ce malgré un nombre d’heures dépassant l’entendement pour certains.
L’UFAP UNSa Justice de Saint Étienne demande toujours des fouilles sectorielles conséquentes pour avoir un état des lieux réel de la présence de téléphones, de drogues, d’armes et d’autres objets interdits.
L’UFAP UNSa Justice de Saint Étienne restera vigilante sur les risques encourus par les agents puisque l’administration ne semble pas réellement s’en soucier.
Pour l’UFAP-Unsa Justice St-Etienne MACHARD Thierry