Depuis plusieurs semaines, l’UFAP‑UNSa Justice de SAINT‑ÉTIENNE alerte la direction sur une recrudescence des incidents en détention.
En trois semaines nous avons constaté : l’agression de deux collègues au QD, une tentative d’évasion stoppée in extremis par une collègue, des menaces proférées contre une capitaine et sa famille, et, dans la nuit de lundi à mardi, des tirs de mortier sur le mirador 1 (mortiers introduits par drone directement dans une cellule).
C’est inadmissible !
Faut‑il qu’un collègue soit gravement blessé pour que la direction joue enfin son rôle ? Pas plus tard que la semaine dernière, l’UFAP demandait la plus grande fermeté à l’égard de détenus qui refusent toute autorité et qui osent menacer les familles de personnels. Aujourd’hui, nous constatons, comme d’habitude, qu’aucune décision n’a été prise… Et pendant ce temps, nos collègues souffrent.
La direction semble faire l’autruche en espérant que tout ira bien. Or si l’autorité pénitentiaire n’est plus appliquée, c’est la loi des voyous qui s’installe.
Nous sommes maintenant au pied du mur. Il ne reste que deux options :
Reprendre immédiatement le contrôle de la TALAU, ou continuer à temporiser jusqu’à la survenue d’une nouvelle catastrophe.
L’UFAP‑UNSa Justice de SAINT‑ÉTIENNE apporte tout son soutien à la collègue du mirador, qui a eu peur pour sa vie, et l’accompagnera dans toutes les démarches nécessaires.
L’UFAP‑UNSa Justice de SAINT‑ÉTIENNE exige :
– la plus grande fermeté avec le détenu visé ;
– le transfert en urgence des quatre détenus dont la place n’est plus à la TALAU ;
– des mesures de protection immédiates pour le personnel exposé et leurs familles ;
– une réunion exceptionnelle de la direction avec les représentants du personnel pour définir des mesures concrètes et rapides.
L’UFAP‑UNSa Justice de SAINT‑ÉTIENNE signale qu’avec une telle gestion, il ne faut pas s’étonner que la colère ne cesse de monter dans la Loire, il ne faudra pas s’étonner non plus qu’a force de ne pas prendre les problèmes à bras le corps et donc de jeter de l’huile sur le feu nous y mettions également quelques palettes et pneus gardés en stock…
A bon entendeur, le secrétaire local Thierry MACHARD