Cette nuit encore, nos collègues ont fait face à l’urgence. Cette nuit encore, c’est le professionnalisme et le courage des agents qui ont permis d’éviter le pire.
Chronologie des faits :
03h10 : Détection de fumée émanant d’une cellule du quartier disciplinaire.
03h20 : Mobilisation des agents sur place, un trinôme en tenue feu pour traiter l’incendie, un trinôme en tenue d’intervention pour prendre en charge le détenu.
03h30 : Intervention en cellule.
03h50 : Au regard de la situation, et afin d’empêcher toute réitération, placement du détenu en cellule de première urgence.
UNE NUIT DE PLUS OU NOS COLLEGUES ONT DU GERER, DANS L’URGENCE UNE SITUATION A HAUTS RISQUES. UN PROFIL QUE L’ADMINISTRATION NE SAIT PAS GÉRER
Le détenu impliqué dans cet incident n’est pas un inconnu. Il se distingue par ses phases délirantes et un comportement tota-lement instable, et il est au cœur d’incidents à répétition depuis son arrivée dans l’institution en 2021. Le constat est impla-cable : Valence est déjà son 4ᵉ établissement. Chaque fois, le même schéma se reproduit. Chaque fois, notre administration atteint ses limites de gestion. Combien d’établissements devront encore « essayer » avant que l’évidence soit enfin admise ?
CE PROFIL N’A RIEN À FAIRE DANS UNE STRUCTURE PÉNITENTIAIRE CLASSIQUE. DES AGENTS ÉPUISÉS, MAIS TOUJOURS AU RENDEZ-VOUS.
Il faut le dire et le redire : ce sont nos collègues, fatigués et sous tension permanente, qui assument au quotidien la prise en charge de détenus relevant davantage de la psychiatrie que de l’administration pénitentiaire. Leur professionnalisme et leur sang-froid ont, cette nuit encore, permis d’éviter le drame. Mais jusqu’à quand pourra-t-on compter sur leur seul engagement pour pallier l’absence de moyens adaptés ?
L’UFAP UNSa Justice du CP de Valence tient à féliciter et à saluer chaleureusement le sang-froid, le courage et le professionnalisme des agents intervenus cette nuit. Une fois encore, ils ont démontré tout leur savoir-faire dans une situation extrêmement délicate. Mais nous ne pouvons indéfiniment demander à nos collègues de gérer l’ingérable avec les seuls moyens du quotidien.
UNE ALERTE QUE NOUS N’AVONS JAMAIS CESSÉ DE LANCER !
L’UFAP UNSa Justice ne cesse de tirer la sonnette d’alarme face à ces profils cumulant troubles du comportement et instabilité psychiatrique, pour lesquels nos établissements ne sont NI CONÇUS, NI ÉQUIPÉS, NI ADAPTÉS.
L’administration elle-même le concède : nous sommes bien loin des moyens structurels et matériels nécessaires pour sécuriser correctement nos bâtiments face à une telle dangerosité. Alors, combien de temps encore va-t-on déplacer le problème d’un établissement à un autre, au lieu de le traiter à la racine ?
L’UFAP UNSa Justice réaffirme avec force ses revendications :
La création d’Établissements Spécialisés et Adaptés (ESA) pour la prise en charge des détenus aux profils psychiatriques lourds et au comportement dangereux.
Des moyens humains et matériels à la hauteur des risques réellement encourus par les agents. Une reconnaissance pleine et entière de la pénibilité et de la dangerosité de nos missions.
CE N’EST PLUS UNE OPTION, C’EST UNE NECESSITE !
Le CP de Valence n’est pas un hôpital psychiatrique. Nos agents ne sont pas des soignants. Mais chaque nuit, ils font face à ce que notre administration refuse de voir en face. L’UFAP UNSa Justice du CP de Valence continuera de se battre pour que cette réalité soit enfin entendue.
L’UFAP UNSa Justice du CP de Valence une présence au quotidien !
Valence le 26 juin 2026 Pour le bureau Local
Fabrice SALAMONE