Aujourd’hui, à 8h00, deux collègues du Centre de Détention ont été lâchement et violemment agressés ! L’individu, âgé de 26 an, arrivé chez nous en transfert de Toulouse, condamné pour rébellion et violences ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours, est un cas psychiatrique ingérable en détention ordinaire. Déjà exclu du CP Toulouse-Seysses pour violences sur personnels, il a multiplié les passages en commission de discipline à Perpignan (7 fois pour des faits de violence).
Ce matin, il a franchi la ligne rouge :
- Exigeant de se rendre au SMPR sans rendez-vous, il a refusé toute explication.
- Il a frappé la surveillante au visage à plusieurs reprises, la faisant chuter au sol.
- Dans la foulée, il a porté des coups au visage du second collègue.
Nos deux collègues, blessés et choqués, ont dû être pris en charge par les secours et hospitalisés.
Bilan : multiples blessures (doigt cassé, contusions, ecchymoses). Les 2 agents sont arrêtés 5 jours et 5 jours d’ITT ont été prescrits.
Intervention chaotique :
- Alarme non localisée immédiatement
- Sous-effectif criant (6 surveillants présents au lieu de 9, aucun gradé au CD)
- Absence de menottes (installées par l’ancien directeur à notre demande pour pallier le manque de gradés, mais retirées par la nouvelle Cheffe d’Etablissement pour se conformer aux inspections déconnectées de la réalité du terrain.
Résultat : la maîtrise de l’individu a été retardée, mettant encore plus en danger nos collègues.
Lors de sa mise en prévention au Quartier Disciplinaire, le forcené a continué sa violence en crachant aux visages du Surveillant du QD et sur celui du SMPR.
Le 12 septembre, un autre collègue avait déjà été agressé par un détenu au profil psychiatrique instable.
Moins de deux semaines plus tard, l’histoire se répète… preuve que nos alertes restent ignorées et que la sécurité des agents est sacrifiée.
Avec un établissement surencombré et un personnel en sous-effectif, la DISP de Toulouse continue de laisser
les agents perpignanais à l’abandon.
Constat : la sécurité des personnels catalans n’est pas la priorité ; seule compte la capacité à envoyer toujours plus de détenus sur notre structure.
Nos exigences :
- Comparution immédiate du détenu devant la justice
- Transfert, après sa sanction disciplinaire, de ce détenu dangereux vers un UDV.
- Transfert immédiat des détenus qui refusent la prise en charge et le suivi SMPR
- Retour des dispositifs de sécurité (menottes et alarmes fonctionnelles)
- Renfort en gradés d’encadrement
Après le retard d’appel d’aujourd’hui, de 12H30 à 13H30, L’UFAP UNSa Justice appelle au blocage du CP Perpignan dès 6h00 demain matin.
