vendredi 24 mai , 2019

« Demande à ton médecin de t’arrêter un mois de plus ! » – CP Saint-Quentin Fallavier

C’est le nouveau mot d’ordre de la Direction aux agents du Centre Pénitentiaire qui se présentent à l’établissement à l’issue de leur arrêt de travail pour accident ou maladie.

Quand bien même leurs problèmes de santé ne nécessitent plus la prescription d’un repos, notre Direction locale les renvoie à leur domicile pour plusieurs semaines, voire plusieurs mois allant même jusqu’à placer l’un d’eux en congé exceptionnel depuis le 2 mars 2015 rejetant au passage l’avis favorable d’imputabilité émis par la Commission de Réforme Départementale, puis dans la foulée sa reprise à temps partiel expertise médicale à l’appui.

Hier encore un agent censé reprendre du service depuis le 26 juin a été invité pour la 2ème fois à revoir son médecin traitant pour que ce dernier lui délivre une prolongation d’arrêt jusqu’au 3 septembre 2015 au motif cette fois que la commission de réforme ne se réunira qu’à cette date.

Pour l’un l’administration ne tient pas compte de l’avis de la CRD, pour l’autre elle répond qu’il faut attendre l’avis de cette même CRD.

Prendre à ce point les gens pour des cons, c’est fort !

Mettez vous un instant à la place de ce fonctionnaire qui va devoir expliquer à son médecin que son patron l’invite à rester à la maison au frais du contribuable, en dépit du fait qu’il est apte au travail.  Ce même patron qui accuse régulièrement les médecins de délivrer des arrêts de complaisance !  Un paradoxe de plus ou de moins… Le déficit de la sécurité sociale a de beaux jours devant lui

Et si le médecin estime à juste titre qu’il n’a pas à prolonger le collègue, ce n’est pas bien grave, il aura peut être droit lui aussi à quelques mois de congés exceptionnels financés par le contribuable.

Dans le même temps on refusera à d’autres de s’absenter pour assister à des obsèques d’un proche ou l’on appliquera des mesures de retenues sur salaire pour absences injustifiées à des agents planifiés pour un service d’après-midi alors qu’ils viennent d’enchainer 18h00 consécutives de travail clôturées par une nuit.

De son côté, la DISP de LYON reste muette lorsque nous la saisissons de ces situations plus débiles les unes que les autres.

Attendons de voir ce que la Sécurité Sociale qui contrôle les prescriptions des médecins pensera de tout cela !

Mardi 28 juillet 2015

Pour l’UFAP-UNSa Justice

Son Secrètaire

Alain CHEVALLIER

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