samedi 08 août , 2020

E.J.V. Charleville Mézières : Quand la dictature prend le pas sur les relations humaines…

Le chef d’établissement de la maison d’arrêt de Charleville Mézières a diffusé une note expliquant qu’il allait désigner d’office deux agents pour les missions extractions judiciaires vicinales…

Il y est écrit que cela fait plusieurs mois que les agents ont été informés et sensibilisés sur le contenu de cette mission… Devant l’opposition des personnels et en l’absence de candidature, il va prendre ses responsabilités et va désigner deux agents pour suivre la formation nécessaire à l’exercice de ces missions.

Ce fin stratège du management ferait bien de prendre ses responsabilités en apportant son soutien quotidien à ses agents ! Ce dernier, soi-disant dépassé par la paperasse en a oublié le cheminement pour se rendre en détention afin de saluer et d’échanger avec ses personnels sur les problématiques liées à la gestion de la détention…

Comment peut-on prendre une telle décision ?

Imposer à des agents non volontaires une mission avec port d’arme sur la voie publique relève de l’irresponsabilité et place ces collègues dans une position très inconfortable ! 

Non seulement, on leur impose et en plus, on leur annonce que la formation débutera dans quelques jours et durera 4 semaines ! Bref c’est une gestion managériale totalement déshumanisée et digne d’une république bananière ! 

L’union régionale UFAP Grand-Est dénonce et condamne cette méthode ! Nous exigeons le retrait de cette décision.

Monsieur le directeur interrégional, dans votre plan de lutte contre les violences, il y a un chapitre sur les violences institutionnelles, cette situation en est un exemple concret !

Si vous n’annulez pas cette décision, c’est que votre plan qui est votre cheval de bataille est en carton et que vos mots ne sont que de la poudre aux yeux…

Le secrétaire général,

Arnaud GATEAU

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