EFFROYABLE AGRESSION…

Ce mercredi 9 mars 2016 vers 8h45, à l’issue de la mise en place des activités de la section 1A, le détenu DJA…LAH a frappé violemment la porte de sa cellule pour réclamer une douche.

Alors que le surveillant Franck lui faisait remarquer que ce comportement n’était pas acceptable, ce « vaurien » l’a traité de « fils de pute » tout en le bousculent au niveau de la poitrine pour tenter une sortie en force de sa cellule.

L’intervention de la 1ère surveillante et de plusieurs surveillants aura été nécessaire pour le réintégrer en cellule.

Un peu plus tard à l’occasion de la mise en place de la promenade, ce même détenu en a également profité pour traiter la 1ère surveillante de « sale pute ».

Puis, vers 11h50 lors de la distribution du repas, il a violemment agressé Romain (élève surveillant en stage de mise en situation sur notre établissement) en lui projetant une casserole d’huile bouillante au visage…

Il est à noter que ce « psychopathe » avait prémédité cet acte odieux…

Romain a été pris immédiatement en charge par l’équipe médicale de l’établissement puis par les sapeurs pompiers qui l’ont conduit en urgence au CH de Chambéry, pour finalement le transférer au service des grands brûlés à Lyon.

Aux dernières nouvelles, Romain aurait subi des brûlures sur une surface avoisinant les 15 % du corps (visage, cou, torse, épaule et mains).

L’UFAP/UNSa Justice déplore cette nouvelle agression prouvant une fois de plus le sentiment de toute puissance de certains détenus.

La DAP doit se réveiller et prendre la juste mesure de ce qu’endure son personnel au quotidien.

Si nos dirigeants ne veulent pas voir le résultat catastrophique de leur politique d’abandon de l’autorité au nom de la loi pénitentiaire et des RPE, alors le cauchemar des pénitentiaires ne fait que commencer.

L’UFAP Unsa Justice ne peut que souhaiter que les séquelles physiques et psychologiques de notre jeune collègue meurtri par cette lamentable agression se résorbent au plus vite et l’assure de notre entier soutien dans la dure épreuve qu’il endure.

Aiton, le 9 mars 2016

Pascal Gaudot

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