Ce mardi 23 septembre, le PREJ 40, le PREJ 33 ainsi que les ELSP de Mont-de-Marsan, Bayonne et Agen se sont rendus au tribunal judiciaire de Mont-de-Marsan pour un procès d’un vaste réseau de trafiquants de faux papiers.
Officiellement prévue pour durer huit heures, l’audience s’est en réalité transformée en un marathon judiciaire de près de vingt heures, avec pour seules pauses deux coupures dérisoires de trente minutes.
Épuisés, privés de repos pendant 24 heures et soumis à une pression physique et psychologique insoutenable, les agents ont vécu des conditions de travail inacceptables. Pire encore, les équipages ont dû reprendre la route pendant plus de 2h après l’audience, faisant peser un risque réel sur leur sécurité et celle des usagers de la route.
Agents, avocats, interprètes, victimes se sont retrouvés dans une situation indigne d’une République qui se veut garante des droits et de la dignité. Cette journée de service s’est transformée en épreuve de force, au mépris des règles élémentaires de santé et de sécurité au travail.
Le rôle des personnels pénitentiaires est indispensable au bon fonctionnement des audiences. Sans eux, pas de sécurité, pas de sérénité, pas de justice rendue.
Pourtant, ils ont été traités comme de simples variables d’ajustement, condamnés à subir des horaires démesurés et des conditions indignes.
L’UFAP UNSa Justice dénonce fermement cette épreuve d’usure institutionnelle qu’elle assimile à une maltraitance organisée sous couvert de procédure !
L’UFAP UNSa Justice alerte sur une dérive préoccupante : des audiences interminables, déconnectées des réalités humaines et professionnelles, qui mettent en danger aussi bien les agents pénitentiaires que l’ensemble des acteurs de la chaîne judiciaire.
L’UFAP UNSa Justice attend également une intervention forte et claire de la Direction interrégionale de Bordeaux, qui a le devoir de protéger ses agents face à de telles dérives.
L’UFAP UNSa Justice félicite l’ensemble des agents pour leur professionnalisme exemplaire face à ces conditions de travail indignes et attend de la DISP de Bordeaux qu’elle récompense l’engagement de ses personnels.