Depuis le 1ᵉʳ décembre, la mise en place des Escortes à Sécurité Renforcée (ESR) à Bordeaux devait sécuriser les transfèrements, mais ce dispositif vital est aujourd’hui méthodiquement saboté par l’administration.
Malgré un dossier complet, construit de bout en bout par L’UFAP UNSa Justice, seul syndicat réellement engagé dans la défense des missions extérieures, l’administration a fait le choix arrogant de n’en faire qu’à sa tête, modifiant l’organisation initiale, vidant le projet de son sens et transformant une réforme pourtant nécessaire en un chaos permanent.
65 agents ESR formés pour servir…mais jamais engagés
Sur Bordeaux, 65 agents ESR issus des PREJ, ELSP et UH ont pourtant été formés, mais depuis le lancement officiel du dispositif :
- Aucun trajet bus n’est encadré par de véritables Escortes à Sécurité Renforcée.
- Les agents prévus Escortes à Sécurité Renforcée sont détournés systématiquement vers des missions régaliennes (type CI).
- L’administration se cache sans vergogne derrière une soi-disant “période transitoire” qui n’est plus qu’un prétexte pour masquer son incapacité à organiser quoi que ce soit.
L’UFAP UNSa Justice exige une prise en charge maximale sur les convois groupés, qui dépassent régulièrement la barre des dix détenus, mais également une prise en charge réelle et systématique des escortes 3, car continuer à traiter ces convois lourds comme de simples mouvements ordinaires est une faute professionnelle grave qui met en danger les personnels.
L’UFAP UNSa Justice souligne l’importance cruciale d’une prise de conscience réelle concernant l’urgence du déploiement effectif des ESR. Si l’on continue à bricoler, à repousser et à détourner les agents formés, ces formations deviendront complètement inutiles, car le personnel est déjà en train de se démotiver et pourrait bientôt ne plus vouloir s’engager dans ces nouvelles missions.
Un fiasco entièrement imputable à l’administration
Afficher dans des tableaux 65 agents formés est facile, mais sans leur déploiement effectif sur le terrain pour des missions en lien avec leur formation, il ne s’agit pas d’une réforme authentique. C’est simplement une stratégie de communication supplémentaire, dont le personnel continue de payer le prix, faisant face à du mépris et à un manque de professionnalisme.
L’administration porte seule la responsabilité de ce désastre.
En s’obstinant à ne pas écouter, à ignorer les propositions des syndicats et à entraver un dispositif crucial, elle condamne les ESR avant même leur existence véritable.