vendredi 15 novembre , 2019

Etablissement en Danger – MA Douai

Le vendredi 04 juillet 2014 à 17H00, plus de 70 de nos chers pensionnaires du bâtiment B ont  refusé de réintégrer leurs cellules à l’issue de la promenade.

On s’est demandé alors quelles pouvaient être leurs revendications à l’heure où l’administration met tout en œuvre pour appliquer l’article 29 de la loi pénitentiaire. Rappelons que ce texte prévoit la désignation de représentants de détenus pour siéger dans des commissions où seront traitées toutes les questions relatives à l’amélioration des conditions de détention !

Alors peut-être cherchaient-ils un nom pour leur futur syndicat ? Ou alors peut-être qu’ils anticipaient en réclamant plus d’activités ? Plus de cantines ? Plus de sport ? Plus de temps de promenade ? En fait leurs revendications étaient beaucoup plus claires et surtout plus légitimes que tous cela :

CAR ILS N’AVAIENT AUCUNE REVENDICATION !

SÛREMENT UN ACTE DE REBELLION POUR SE FAIRE PLAISIR !

Pourtant,Il aura fallu pratiquement 3 heures pour rétablir l’ordre et remonter nos chers contestataires en puissance avec le renfort de l’ERIS de Lille. D’ailleurs l’UFAP UNSA Justice tient à féliciter TOUS les personnels pour leur professionnalisme et leur sang froid, notamment la hiérarchie pour la réactivité au niveau des transferts des meneurs et de la gestion de crise.

L’UFAP UNSA Justice tient particulièrement à mettre à l’honneur l’officier Guy BULTEZ, qui par la gestion de l’évènement a su, du début à la fin, contenir ce mouvement d’une main de maitre.

A l’heure ou la période estivale vient à peine de commencer, l’UFAP UNSA Justice tire déjà la sonnette d’alarme auprès de notre chère administration. En effet comment gérer cette population pénale de plus en plus rebelle, alors qu’ils ont de plus en plus de droits et de pouvoirs, en sachant qu’en même temps la sécurité des personnels se retrouve de plus en plus affaiblie avec l’exemple criant de l’article 57 ? Et que dire du manque vertigineux d’effectifs, qui nous  impose parfois en fonction des jours, jusqu’à 7 rappels sur RH, mettant ainsi la santé physique et mental des surveillants au plus bas ?

L’UFAP UNSA Justice prévient d’ores et déjà l’administration qu’il est hors de question qu’on lui arrange le coup comme il y a 2 ans. Nous sommes arrivés au stade critique et TOUS LES VOYANTS SONT AU ROUGE au sein de la MA Douai. A chacun ses responsabilités !

 Etablissement en danger

Pour le bureau local,
Ma Douai
Grégory AUGUSTIN     Dany ROUSSEL     Thomas VAUGRAND     José MASIERO

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