Une nouvelle fois, l’institution pénitentiaire est frappée par une évasion spectaculaire. Le weekend dernier, à la Maison d’Arrêt de Villepinte, un détenu libérable en 2035 a réussi à s’extraire de l’établissement en profitant d’un stratagème impliquant de faux policiers.
L’UFAP UNSa Justice de Paris apporte son soutien total et indéfectible aux collègues de Villepinte, plongés dans la tourmente par cet événement. Si l’enquête devra en établir la chronologie et les circonstances, notre organisation syndicale refuse d’emblée que les agents de terrain servent de fusibles pour masquer des failles structurelles profondes.
Villepinte, un établissement asphyxié !
Il est nécessaire de rappeler la réalité quotidienne : un taux d’occupation dépassant les 200%, transformant la gestion de la détention en un exercice d’équilibriste permanent et un sous-effectif chronique qui use les corps et les esprits, obligeant les personnels à pallier l’absence de moyens par un dévouement qui frise l’abnégation.
Le grand oublié du weekend…
L’UFAP UNSa Justice dénonce depuis des années une faille organisationnelle majeure : l’absence de couverture du service du greffe durant les weekends. Comment garantir la sécurité des procédures quand l’expertise technique fait défaut ? Cette revendication, portée sans relâche par l’UFAP UNSa Justice de Paris, est restée jusqu’ici lettre morte.
Le terrain plutôt que les médias…
Enfin, l’UFAP UNSa Justice déplore les méthodes de FO Justice. Fidèles à leurs habitudes, comme lors de
l’évasion à la Maison d’Arrêt de Dijon le 27 novembre 2025, ces derniers préfèrent le « soutien » par voie d’une présence médiatique…
Pendant que certains font de la figuration, l’UFAP UNSa Justice de Paris était hier et encore aujourd’hui, sur le terrain, physiquement aux côtés des agents en détresse pour les accompagner, les soutenir et les conseiller face à une pression hiérarchique qui ne tardera pas de s’abattre.
L’UFAP UNSa Justice exige que toute la lumière soit faite, non pas pour accabler les personnels, mais pour
pointer les carences organisationnelles et structurelles qui ont permis un tel scénario.
L’Union Régionale de Paris
RETOUR SUR LA MANIFESTATION A VENDOME ET LA MOBILISATION NATIONALE INTERSYNDICALE DES SPIP
Ce 17 mars, à l’appel de nos 4 organisations, une manifestation parisienne a réuni 200 camarades et collègues d’Ile-de-France. Partout ailleurs dans de nombreux SPIP