L’UFAP UNSa Justice dénonce avec la plus grande fermeté la mise en exposition médiatique d’un personnel du S.P.I.P 59, consécutive à la publication d’un article du 16 décembre 2025 de La Voix du Nord, relatif à une PPSMJ suivi dans un cadre pénal particulièrement sensible.
Sous couvert d’information judiciaire, cet article permet une identification indirecte de l’agent concerné, alors même qu’il exerce une mission de service public pénitentiaire, dans un contexte marqué par la radicalisation, la violence idéologique et des risques avérés de représailles.
Cette exposition, cautionnée par l’Administration est irresponsable et met directement en danger l’agent concerné, ainsi que, par extension, l’ensemble des personnels du SPIP ! Faut-il rappeler que ces derniers, exercent leurs missions dans la discrétion, sous le sceau du secret professionnel et dans des conditions déjà fortement dégradées ?
Ils ne sont ni des personnages publics, ni des sujets médiatiques. Les exposer, même indirectement, constitue une ligne rouge qui ne doit jamais être franchie !
Et que dire de la contradiction majeure du moment. Alors même que l’Administration Pénitentiaire autorise l’anonymisation des personnels, au regard de la montée des menaces, des violences et des phénomènes de radicalisation, elle laisse dans le même temps des personnels être livrés sur la place publique, sans anticipation des risques, sans protection immédiate et sans réflexion sur les conséquences humaines et professionnelles.
Pour l’UFAP UNSa Justice, l’anonymisation des Personnels est un droit, la protection par l’administration est une obligation !
Cette incohérence est grave, dangereuse et inacceptable. Elle fragilise la sécurité des personnels, alimente les fantasmes et les amalgames, et ouvre la porte à des risques de représailles, y compris en dehors du temps de détention, lors des suivis judiciaires ou à l’issue des incarcérations ! C’est INADMISSIBLE !
L’UFAP UNSa Justice s’interroge également sur la chaîne de responsabilités ayant permis une telle exposition ? Et comme expliquer l’absence de réaction immédiate visant à protéger l’agent concerné ?
L’UFAP UNSa Justice déplore le manque de discernement à tous les étages, et en organisation responsable, exige :
- Le retrait immédiat de l’article de La Voix du Nord, ou à défaut sa réécriture complète afin de supprimer tout élément permettant l’identification directe ou indirecte de l’agent.
- L’accompagnement, suivi de la mise en œuvre immédiate et pleine de la protection fonctionnelle !
- Le retour à une sérénité de travail pour les personnels d’insertion et de probation injustement et particulièrement exposés médiatiquement ces derniers temps.
Alors que leurs conditions d’exercice sont de plus en plus intenables, l’administration doit s’inscrire dans une logique de protection cohérente de ses personnels et tout mettre en œuvre pour éviter ces surexpositions inacceptables !
L’UFAP UNSa Justice ne laissera jamais passer la mise en danger d’un agent. Toucher à un personnel, c’est toucher à toute la profession. La sécurité des personnels pénitentiaires n’est pas négociable !
Le bureau régional UFAP UNSa Justice
