Le tract diffusé par la CGT le 28 juillet dernier relève moins de la mise au point que du déni.
Face aux faits qui dérangent, certains préfèrent regarder ailleurs plutôt que les affronter. Nous répondons donc sans nous éterniser sur les procès d’intention : voici des faits, sourcés et vérifiables, face à un tract qui n’en apporte aucun.
Précision utile en préalable : au SPIP 59, l’UFAP est majoritaire en nombre de voix (58 pour l’UFAP et 51 pour la CGT). L’égalité concerne le nombre de sièges aux CSA (2 sièges pour chaque organisation syndicale).
Sur le fond, la CGT affirme que le travail sur la NBI QPV a été porté « par la seule CGT EPI 59/62 », et nous reproche de nous en tenir à des « déclarations d’intention ».
Les faits disent autre chose :
Dès le 21 mai 2025, l’UFAP portait ce dossier en audience directe avec le DAP, au niveau national.
Face au silence de la Sous-Direction des Ressources Humaines et au blocage de la DISP de Lille (invoquant un contrordre du DAP qui n’a jamais existé), l’UFAP a publiquement dénoncé la situation dès le 22 juillet 2025, en appelant les agents de Dunkerque et Lille à engager des recours.
→ Dès le 23 octobre 2025, l’UFAP accompagnait concrètement les agents dans leurs démarches.
Une audience, un appel public à agir, un accompagnement de terrain : ce ne sont pas des déclarations d’intention, ce sont des actes datés et vérifiables.
Quant au « partage gratuit du travail » revendiqué comme preuve d’éthique par la CGT : un recours devant le Tribunal Administratif est, par nature, individuel. Partager un modèle ne dispense aucun agent de constituer et déposer son propre dossier. L’UFAP propose, elle, un accompagnement complet (élaboration du mémoire et envoi au tribunal) à chaque étape.
Sur l’absence évoquée au dernier CSA-FS : nous n’avons jamais eu la prétention de nous croire exemptés des aléas du quotidien : un représentant du personnel reste un agent comme les autres, avec ses propres impondérables.
L’approche des élections professionnelles inquiète visiblement la CGT, au point d’y voir de l’électoralisme dans le moindre de nos écrits. Curieuse posture, venant d’une organisation dont le tract se termine par un bandeau appelant explicitement à voter CGT : chacun appréciera l’honnêteté intellectuelle du procédé.
Pour notre part, nous préférons laisser parler les faits.
Le bureau départemental UFAP UNSa Justice SPIP
